/news/currentevents

Un complexe commercial ravagé par les flammes à Sherbrooke

Jean-François Desbiens | Agence QMI

L'incendie du centre commercial Au pied des Tours dans la nuit de lundi à mardi, à Sherbrooke, a porté un rude coup aux commerçants qui occupaient l'édifice du boulevard Bourque.

C'est notamment le cas pour Annick Leclerc, qui avait ouvert sa friperie Bébé Meghan en avril dernier. À la vue des vêtements et souliers souillés au travers les décombres, elle avait peine à retenir ses larmes.

«Les affaires roulaient rondement. J'ai commencé ce commerce à la maison il y a treize ans. C'est tout ce que je connais et je sais faire. De voir tout ça me désole profondément; c'est un choc!», a-t-elle confié avec émotion à TVA Nouvelles.

Entre le moment où l'incendie a été rapporté aux autorités et l'arrivée des premiers pompiers, le bâtiment était déjà complément embrasé. La propagation rapide du feu soulève d'ailleurs certains questionnements. C'est pourquoi l'enquête afin de déterminer l'origine de l'incendie a été confiée au Service de police de Sherbrooke.

L'immeuble abritait six commerces, dont le bar Réservoir Hypertaverne, où les techniciens du service incendie se sont principalement attardés.

Une boulangerie artisanale, une clinique d'audioprothésiste, un salon de tatouage et le studio de beauté Glam complétaient la panoplie de service offert dans les différents locaux.

Propriétaire de l'immeuble depuis une douzaine d'années, André Leclerc ne pouvait s'empêcher de penser à ses locataires qui ont tout perdu. «Ce sont en majorité des personnes qui profitaient des coûts de location très bas pour se partir en affaires. Plusieurs n'avaient pas de couverture d'assurance», a-t-il affirmé.

Un chien renifleur dressé dans la détection d'accélérant fouillait les décombres en après-midi, mardi, à la recherche d'indices qui permettraient peut-être d'identifier l'origine de l'incendie.