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On a retrouvé le PFK kid

Marie-Josée R. Roy

 - Agence QMI

Le dévoilement de la nouvelle version de la plateforme Tabloïd cette semaine a été marqué d’un grand coup: une entrevue avec Paul Ross, alias le PFK kid du film «Pea Soup», de Pierre Falardeau, sorti en 1978.

On nous présente un Paul Ross qui a non seulement accepté de se dévoiler au grand jour, mais qui a joué pleinement le jeu que lui proposait l’équipe de Tabloïd. La scène originale de «Pea Soup», devenue virale à cause de la verve et du bagout du tout jeune Paul Ross, a ainsi été recréée exactement, en le mettant une fois de plus en vedette, baril de Poulet Frit Kentucky inclus.

Ross répond aux mêmes questions que dans le documentaire en comparant avec sa vie actuelle, et fond même en larmes lorsqu’on lui reparle des films de Falardeau. Il va jusqu’à avouer qu’il a raté sa vocation et qu’il aurait dû rebondir sur l’opportunité que lui avait offerte le cinéaste et devenir acteur.

Il a fallu plus d’un an de travail à Jules Falardeau, qui est le fils de Pierre Falardeau, et Frédéric Guindon pour retracer et persuader Paul Ross de participer au reportage. Frédéric Guindon a été le premier à retrouver celui qu’on surnommait jadis le PFK kid, au Témiscamingue, que même Jules Falardeau croyait décédé à ce moment. Il a ensuite fallu convaincre l’homme de se raconter à la caméra.

«Ç’a été vraiment compliqué, relate Jules Falardeau en entrevue. Il acceptait, puis il reculait. À un moment donné, un matin, il m’a écrit en disant : "On le fait".»

Généreux

Paul Ross, qui a eu un parcours difficile dont il parle dans la vidéo, était en maison de transition au moment de l’entretien avec Tabloïd, en juillet dernier.

«Je pense qu’en sortant de prison, il était plus convaincu que jamais qu’il devait le faire, précise Jules Falardeau. Je me suis bien entendu avec lui tout de suite. C’est un gars généreux, qui a un grand cœur. Moi, je viens du même quartier que lui, j’ai grandi dans Centre-Sud. J’en connais, du monde comme lui. J’aurais pu le connaître dans ma jeunesse.»

«Je suis fier d’apprendre qu’il a arrêté de boire. On ne nait pas tous avec les mêmes chances. Chacun fait son chemin dans la vie et continue d’essayer de s’améliorer. Il a accompli des affaires, rendu où il est aujourd’hui», poursuit-il.

«D’après tout ce que j’ai lu et entendu comme commentaires, tout le monde le trouve touchant et attachant de se livrer comme ça, constate Jules Falardeau. J’ai même eu des témoignages de gens qui disaient des choses comme : "Mon frère a arrêté de boire, et je vais lui envoyer cette vidéo-là". C’est le genre d’affaire qui est inspirante...»

Jules Falardeau ne se souvient pas avoir côtoyé Paul Ross dans son enfance, même si c’est son père qui a fait une vedette du petit garçon, à l’époque. Celui-ci a tout de même toujours fait partie de sa vie.

«Dans notre famille, Paul Ross a une grande place. On a toujours déconné avec ses phrases. C’était un rêve de le rencontrer ! Je sais que mon père l’a revu par la suite ; peut-être que je l’ai rencontré quand j’étais enfant, mais j’étais trop petit pour m’en souvenir», conclut Jules Falardeau, qui dit éprouver toujours un grand plaisir à visionner encore et encore l’extrait de «Pea Soup» impliquant le PFK kid.