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Un ex-cadre d’Hydro condamné à 9 mois

Amélie St-Yves | Journal de Montréal

PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, AMÉLIE ST-YVES

Un ex-cadre d’Hydro-Québec condamné à neuf mois de prison pour pornographie juvénile tente toujours de faire annuler son plaidoyer de culpabilité pour contester son congédiement de la société d’État.

Christian Hould a pris le chemin des cellules jeudi, menottes aux poings, pour avoir possédé et accédé à plus de 500 fichiers de pornographie juvénile. Ce séjour derrière les barreaux sera possiblement de courte durée.

Son avocat, Me Claude Rouleau, a confirmé au Journal qu’il avait le mandat de déposer le plus rapidement possible une requête pour que son client retrouve sa liberté en attendant que l’appel du dossier soit entendu.

Retrait du plaidoyer

L’ex-cadre d’Hydro-Québec conteste une décision du juge David Bouchard qui a refusé le retrait de son plaidoyer de culpabilité, au mois d’août dernier.

L’homme de 61 ans avait argumenté que son plaidoyer de culpabilité venait anéantir ses chances de succès devant la Commission des normes du travail pour congédiement abusif d’Hydro-Québec, selon ce qu’avait rapporté Le Nouvelliste. Il n’aurait pas été conscient de cette conséquence quand il a reconnu sa responsabilité, le 28 mai 2018.

Or, le juge Bouchard a refusé de retirer son plaidoyer.

Dans ce contexte, Christian Hould n’a que très peu collaboré à l’examen sexologique demandé pour les représentations sur sentence, martelant qu’il n’avait pas de problématique.

Pas responsable

«Ce qu’on constate, c’est que monsieur n’a aucune espèce de conscientisation ni de responsabilisation face aux gestes qu’il a lui-même reconnus devant vous», a plaidé l’avocat de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier.

L’avocat de l’accusé, Me Claude Rouleau, a souligné que les faits reprochés se seraient produits sur une période de trois mois, et non pendant des années.

«Monsieur nie sa culpabilité. Au niveau des remords, je n’ai pas de représentation à vous faire», a par ailleurs mentionné Me Rouleau, se basant sur l’examen sexologique.

Le juge David Bouchard a souligné que dans les mois précédant les infractions, l’accusé vivait un épisode dépressif, qu’il était en procédure de divorce et qu’il subissait beaucoup de pression au travail.

«Malgré tout, vous êtes le seul et unique responsable des gestes que vous avez commi », a-t-il déclaré au palais de justice de Trois-Rivières.

Hould travaille maintenant comme développeur de logiciel à forfait, en tant que travailleur autonome. Il ne pourra pas avoir de connexion internet chez lui quand il sortira de prison, mais pourra utiliser le web pour le travail.