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Accident de travail mortel à Saguenay: le chantier reste fermé

Jean Houle | TVA Nouvelles

Le chantier où est survenu un accident de travail mortel jeudi matin à Saguenay restera fermé jusqu'à nouvel ordre.

C'est l'entreprise elle-même qui a communiqué avec la Ville pour lui demander un répit.

L'entrepreneur est personnellement affecté par le drame qui a coûté la vie à un jeune travailleur de 29 ans.

La Ville de Saguenay a évidemment accepté d'interrompre les travaux, pour un temps indéterminé.

«L’important est que les gens se remettent de leurs émotions, de leur donner le temps nécessaire. Nous évaluerons les échéanciers plus tard», a indiqué la porte-parole de la Ville de Saguenay, Marie-Hélène Lafrance.

L'entreprise était chargée des travaux de réfection d'un tronçon de la piste cyclable qui longe le boulevard Saguenay, dans le quartier Kénogami.

Les voyages de sable étaient fréquents depuis deux jours quand l’accident s'est produit.

L'homme de 29 ans se trouvait sur la chaussée, en discussion avec un camionneur assis dans son camion, garé sur l'accotement quand il a été happé mortellement par une automobiliste.

La conductrice n'aurait jamais vu le travailleur, fort possiblement en raison d'un aveuglement causé par le soleil.

La limite de vitesse est de 70 km/h dans le secteur.Pas de blâme pour SaguenayChose certaine, la Ville de Saguenay, qui a octroyé le contrat, ne sera pas blâmée pour la signalisation aux abords du chantier, si cette signalisation est jugée déficiente par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

«Il ne s'agit pas d'un chantier routier au sens qu'on l'entend habituellement, a précisé David Blouin, du bureau de la CNESST.

Donc, la signalisation relève du maître d'œuvre des travaux.»

Les enquêteurs de la CNESST vont évaluer l'ensemble des circonstances, a-t-il ajouté.

«Pourquoi le travailleur était-il sur la voie? Pourquoi le camionneur était garé à cet endroit? Quelle était la méthode de travail? Tous ces éléments seront analysés, de même que l'éblouissement du soleil», a expliqué M. Blouin.L'enquête pourrait être complétée d'ici six mois.