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Un couple à la rescousse des animaux sauvages du Bas-Saint-Laurent

Vanessa Limoges - TVA Nouvelles

Devant le manque de refuges pour animaux sauvages au Bas-Saint-Laurent, un couple de Saint-Fabien s'est investi, depuis maintenant un an, d'une mission bien singulière: héberger et soigner les animaux sauvages orphelins ou blessés de la région.

«J'ai contacté la faune l'hiver dernier parce qu'on avait trouvé une bernache blessée à Rimouski et on a réalisé qu'il n'y avait aucune possibilité d'aide dans la région pour les animaux sauvages» a expliqué Claudia Parent, cofondatrice du refuge le Havre de la faune, précisant que les refuges les plus proches sont à Bonaventure en Gaspésie ou encore près de Québec, à Saint-Henri-de-Lévis.

Cette bernache a été la toute première d'une longue lignée d'animaux hébergés par Mme Parent et son conjoint Mark-André Pépin sur la fermette familiale de Saint-Fabien.

Dans la dernière année, des ratons laveurs, des moufettes, des écureuils ainsi que de nombreux oiseaux blessés ou orphelins se sont succédés chez les Parent-Pépin.

«On n’est pas capable de voir un animal blessé ou orphelin et de se dire la nature va faire son chemin, il va servir de nourriture a un autre animal et ainsi va la vie. On veut lui donner une chance, une deuxième chance», a lancé Mark-André Pépin.

Leur refuge s'est rapidement fait connaître dans la région.

«Il y a des gens qui peuvent nous appeler n'importe quand parce qu'ils ont trouvé un animal dans leur garage ou encore blessé quelque part dans la région c'est sur qu'on essaie d'en aider le plus possible», a ajouté Mme Parent.

Un projet exigeant

Depuis le début de ce projet, le couple paie pour la location d'enclos, les soins vétérinaires ainsi que pour la nourriture des bêtes. 

«On est des passionnés alors on le fait vraiment pour les animaux parce que c'est beaucoup d'investissement d'argent et de temps», a souligné Mme Parent.

Ils ont récemment lancé une campagne de sociofinancement pour couvrir quelques dépenses afin que le projet puisse prendre de l'expansion. Les cofondateurs de ce refuge, qui ont pour leur moment, tous deux un autre emploi, souhaitent établir un véritable refuge pour les animaux sauvages du Bas-Saint-Laurent.

«Notre but c'est vraiment de créer un refuge animalier ouvert au public, d'acheter un grand terrain pour pouvoir accueillir beaucoup plus d'animaux», a expliqué Mme Parent.