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Un doc accusé d’agressions sexuelles se dépeint comme un grand frère

Caroline Lepage | Le Journal de Montréal

Un médecin accusé d’attouchements et d’agressions sexuelles sur deux mineurs considère qu’il a simplement agi comme un grand frère à leur égard.

« Il n’y en a pas eu de gestes à caractère sexuel. Je ne suis pas ici pour briser et blesser personne », s’est défendu Vincent Simard, hier, au palais de justice de Drummondville.

L’homme de 35 ans a expliqué avoir développé une grande amitié avec les victimes alléguées et leur famille respective.

« Je me considérais comme un grand frère », a ajouté le médecin généraliste qui assure n’avoir aucun intérêt sexuel envers les adolescents.

Cet ancien moniteur de camp aurait été habile pour créer des liens avec les jeunes. Il offrait son soutien pour l’aide aux devoirs, il a entraîné des mineurs pour jouer aux quilles, etc.

« J’ai appris énormément. C’est quelque chose qui m’apportait beaucoup », a-t-il exprimé devant la juge Hélène Fabi.

Activité récompense

Simard a confirmé avoir offert de l’aide aux devoirs en mathématiques à l’une des présumées victimes mineures, qu’il invitait chez lui après l’école une fois toutes les deux ou trois semaines. Les séances pouvaient être plus condensées avant les examens.

L’ado choisissait une activité récompense après chaque séance, comme écouter des séries télévisées ou de la musique en se promenant en camion, rejoindre ses parents au café ou encore aller dans le spa.

Lors du témoignage de l’une des deux victimes le 9 septembre, celle-ci avait affirmé que Simard l’aidait dans ses devoirs et l’aurait régulièrement invité à finir ces soirées dans son spa, où il lui aurait fait des massages à caractère sexuel.

« Il bifurquait et se rendait à mes parties génitales. [...] Il y avait un mouvement de va-et-vient, tout ça en me parlant tout bonnement. [...] Sa main était directement sur mon pénis », avait décrit le jeune.

Le médecin assure pouvoir compter sur ses doigts le nombre de saucettes dans le spa avec le mineur qui se plaignait régulièrement de douleurs musculaires. Il croit, à la demande de l’ado, avoir massé une fois ou deux un pied et un mollet dans le spa, sans plus.

Baissé les boxers

Simard a notamment relaté avoir baissé les boxers de l’autre victime alléguée, mais c’était seulement pour lui masser efficacement le bas du dos, qui le faisait souffrir.

« Sincèrement, j’étais figé. Au secondaire, j’étais très pudique. Je n’étais pas très à l’aise avec mon corps. J’étais incapable de réagir », avait témoigné la présumée victime qui avait 15 ans à l’époque où se seraient déroulés les faits reprochés.

« Je ne sais pas pourquoi je suis ici », a dit Simard, hier, d’un ton calme.

Le médecin de famille admet avoir vécu des surplus d’émotions, et non des crises, à trois occasions parce qu’il sentait sa place menacée auprès des proches des présumées victimes qui semblaient lui préférer un de ses amis.

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