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Des ados rêvent de la police aux portes ouvertes de Nicolet

Amélie St-Yves | Agence QMI

AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

Plusieurs jeunes ont profité des portes ouvertes de l’École nationale de police du Québec, samedi, pour songer à leur avenir, une bonne nouvelle pour l’établissement qui doit gérer une baisse des inscriptions depuis quelques années.

«J’ai appris que dans une poursuite, si on arrive proche d’une école, la poursuite est terminée», a mentionné Mathias Alvarez-Montoya, 9 ans, de Nicolet, impressionné par sa visite à l’institution.

En effet, un exercice sur des simulateurs de conduite proposés aux visiteurs devait se terminer par un abandon de poursuite à l’arrivée dans une zone scolaire, faute de quoi un accident avec un autobus d’écoliers pouvait survenir.

Pour le garçon, comme pour sa sœur Caroline, 11 ans, le métier de policier fait partie des possibilités pour l’avenir. Les deux enfants ont même pu se soumettre à des épreuves du test physique d’entrée, notamment traîner un mannequin de 140 livres au sol.

Comme les 1200 visiteurs de samedi, les deux enfants ont aussi pu assister à différentes démonstrations entre comédiens et aspirants-policiers, avec des explications d’instructeurs.

Nicolas Fréchette, 15 ans, de Trois-Rivières, est convaincu plus que jamais de vouloir devenir policier, à la suite de sa visite à l’ENPQ.

«Je trouve que l’école est belle, un petit peu grosse. Mais je pense quand même que je vais bien me retrouver dedans et que je vais m’y faire des amis policiers», a souligné l’adolescent.

Recrutement

L’ENPQ offre une journée portes ouvertes de la sorte pour le grand public une fois tous les dix ans environ. L’activité de samedi visait d’abord à souligner le 50e anniversaire de l’établissement, situé à Nicolet, mais son impact sur le public n’est pas passé inaperçu auprès de la direction.

«Beaucoup d’adolescents et d’adolescentes ont posé énormément de questions au cours de la journée pour savoir comment devenir policier. Si on peut donner l’étincelle à quelques jeunes, on a accompli notre mandat», a indiqué le Directeur des affaires institutionnelles et des communications à l’ENPQ, Pierre Saint-Antoine.

L’établissement parvient à former autour de 650 nouveaux policiers par année, soit juste assez pour suffire à la demande, mais souhaite en former davantage après la baisse de 29 % des inscriptions en six ans. L’ENPQ est en discussion avec le ministère de l’Éducation pour abaisser le contingentement dans les techniques policières.

«On sait que la demande policière est énorme au Québec. Un besoin de 1000 policiers l’an prochain, autour de 750 à 800 pour les trois années subséquentes. Donc on veut vraiment en avoir suffisamment pour répondre à notre besoin», a expliqué M. Saint-Antoine.

Il a précisé qu’il y a quand même un certain bassin de policiers disponibles déjà formés dans la population.