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Elle vit sans téléphone intelligent depuis presque un an en échange de 100 000$

Agence QMI

L’entreprise de jus vitaminés Vitaminwater a lancé tout un défi en février dernier à une écrivaine de New York: en échange de 100 000$, elle doit se passer de son téléphone intelligent pendant un an.

Choisie parmi plus de 100 000 personnes pour relever ce défi, Elana Mugdan reconnaît qu’elle s’est d’abord portée volontaire pour son compte de banque.

Or, huit mois et demi plus tard, Elana Mugdan se surprend à apprécier son nouveau mode de vie.

«Être loin de mon téléphone intelligent m’a permis de me libérer, cela m’a ouvert les yeux et m’a rendue plus consciente de certaines de mes mauvaises habitudes malsaines», a-t-elle confié au réseau CNN.

 

Bien qu’elle ait toujours droit d’utiliser un ordinateur professionnel et un vieux cellulaire sans accès au réseau Internet, les derniers mois n’ont pas toujours été faciles pour l’auteure de 29 ans.

Une fois, alors qu’elle conduisait, une lumière de son tableau de bord s’est allumée. Sans téléphone intelligent sur elle, elle n’a pu aller chercher sur le net ce que voulait dire ce signal. Comme elle n’a pas de GPS sur le cellulaire à clapet qu’on lui a donné, elle ignorait où se situait l’aire routière la plus proche.

Elana Mugdan dit aussi se sentir déconnectée comme il lui est impossible d’échanger des photos et des vidéos avec ses amis via les réseaux sociaux.

«Être avec des gens qui vérifient constamment leur téléphone, qui se montrent constamment et qui se prennent en égoportrait, [ça] me montre à quel point tout le monde est dépendant. Maintenant, je me sens comme une étrangère qui regarde quelque chose de bizarre et d’un peu troublant», a-t-elle constaté.

Malgré tout, elle a bien l’intention de poursuivre ce défi, même lorsqu’il prendra officiellement fin en février prochain.

«Je ne pense pas qu’on puisse faire confiance à la technologie. Si j’ai accès à un téléphone intelligent, je suppose que je recommencerai à en abuser, à perdre du temps, à rester éveillée toute la nuit et à devenir accro aux médias sociaux. Je ne veux vraiment pas revenir à cela», a indiqué celle qui devra se plier au détecteur de mensonges afin de prouver qu’elle dit vrai et rafler la cagnotte de 100 000 $ US, soit l’équivalant de plus de 133 000 $ CAN.

D’ici là, son jeûne technologique lui réussit plutôt bien. Depuis l’hiver, elle a trouvé le temps d’enregistrer une version audio de son premier roman, de finaliser l’écriture du deuxième et d’amorcer la rédaction du troisième.