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Les taxes que vous payez rapportent gros au gouvernement Legault

TVA Nouvelles

Le gouvernement du Québec a réalisé un surplus de 800 millions de dollars pour les trois premiers mois de l'année financière, et ce, en grande partie grâce aux taxes à la consommation, selon ce qu’a appris TVA Nouvelles.

Pour les trois premiers mois de l'année fiscale, les revenus tirés des taxes à la consommation ont bondi de 8%. Cette hausse représente six milliards de dollars tirés des poches des Québécois pour atterrir dans les coffres de l'État.

Au même moment, les revenus tirés des taxes aux entreprises ont baissé de 9%. Un constat s’impose donc : vous payez plus et les entreprises paient moins.

«Du côté des taxes à la consommation, on pensait aller chercher à peu près 700 millions sur toute l'année. Après trois mois, on constate qu'on a déjà presque 475 millions de ramassés», analyse Luc Godbout, fiscaliste à l’Université de Sherbrooke.

S'il réussit aujourd'hui à engranger des surplus, le gouvernement de François Legault peut aussi remercier les autres provinces et les transferts fédéraux.

La péréquation s’avère en effet de plus en plus payante pour le gouvernement du Québec qui, en trois mois seulement, a touché plus de 3 milliards de dollars. Ce gain représente une augmentation de 12% par rapport à l'an dernier.

«C'est la vache à lait du Québec. On aurait un énorme déficit si ce n’était pas de la péréquation», estime pour sa part Germain Belzile, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal.

Devant cette situation, les ministères dépensent donc plus que l'an dernier. On note entre autres une hausse de 5% des budgets en éducation, en santé et dans les autres ministères.

«Ce qui m'inquiète, c'est qu'une partie des dépenses actuelles, qui sont d’ailleurs en forte augmentation, sont récurrentes. Il n’est pas évident que les revenus vont suivre, surtout si on tombe en récession», ajoute Germain Belzile.

«L'économie ne pourra toujours performer au-dessus de son potentiel économique, donc les surplus vont fondre [...] la prudence est de mise», conclut le fiscaliste Luc Godbout.