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Capitales Médias: les employés des journaux veulent fonder des coops

Agence QMI

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Les employés des six quotidiens à vendre du Groupe Capitales Médias veulent acquérir ces journaux en fondant des coopératives et ils sollicitent l’aide de la population et d’entreprises de leurs communautés pour y arriver.

Ils ont donc lancé lundi l’initiative «Je coopère pour mon journal», afin de créer des coopératives pour contrôler «Le Soleil» de Québec, «Le Droit» d’Ottawa/Gatineau, «Le Quotidien» de Saguenay, «La Tribune» de Sherbrooke, «Le Nouvelliste» de Trois-Rivières et «La Voix de l'Est» de Granby.

«Ce qu'on demande à nos communautés respectives, c'est d'abord de signer des lettres d'engagement comportant des montants de contribution volontaire pour le démarrage de la coopérative de leur journal. Notre objectif est de déposer une offre de reprise cohérente, soutenue par un plan d'affaires viable sur un horizon de cinq ans», a déclaré par communiqué Louis Tremblay, du journal «Le Quotidien» et porte-parole du comité provisoire chargé de développer le projet.

Le temps presse pour ces employés puisque la date limite pour soumettre une offre afin de mettre la main sur ces journaux a été fixée au 25 octobre.

Malgré tout, les représentants des employés demeurent optimistes et ils soulignent que des experts comptables élaborent un plan pour que ceux qui produisent ces quotidiens en prennent le contrôle.

«C'est novateur comme approche et pour un milieu qui est en crise, c'est aussi une lueur d'espoir pour l'avenir. Pour y arriver, nos régions doivent se serrer les coudes et nous sommes persuadés qu'elles seront au rendez-vous», a précisé Louis Tremblay.

Groupe Capitales Médias, qui possède encore ces six quotidiens, s’est placé à l’abri de ses créanciers en août. En raison d’un manque criant de liquidité, le gouvernement du Québec a ensuite alors offert une aide d’urgence de 5 millions $ pour permettre à l’entreprise de continuer à publier ces journaux en attendant de trouver preneur.

En raison des fortes pertes enregistrées par ces quotidiens et d'importants déficits des caisses de retraite des employés, la valeur de ces publications est extrêmement faible.

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