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Le centre fiscal au coeur de la campagne dans Jonquière

Jean Houle | TVA Nouvelles

L'avenir du centre fiscal de Jonquière pourrait devenir l'un des enjeux importants de la campagne électorale dans ce comté.

Une page Facebook en appui aux emplois a été lancée par le conseiller municipal et candidat libéral dans Jonquière aux élections fédérales de 2015, Marc Pettersen.

Marc Pettersen a tenté de rallier les conseillers de Jonquière à sa cause, mais n'a pas reçu de réponse.

Même s'il est conseiller à Chicoutimi-Nord, il se dit préoccupé par la situation de l'emploi à Jonquière.

Les employés rencontrés au centre fiscal de Jonquière n'étaient pas au courant de la création de cette page. Le président du syndicat est heureux que le maintien des emplois soit un enjeu de campagne, mais note que le lancement de la page coïncide avec une remontée du Bloc québécois dans les sondages.

«C'est comme si les libéraux, qui partaient en tête dans les sondages, tentaient quelque chose sous le coup de la panique», dit le représentant régional de l'Alliance de la fonction publique du Saguenay-Lac Saint-Jean, Marc-André Gobeil. «C’est comme la fable du lièvre et de la tortue.»

L'Alliance de la fonction publique reconnaît que le Parti libéral est le seul à proposer le statu quo.

La déclaration d'impôt unique est une demande du gouvernement Legault, vue d'un bon oeil par le Parti conservateur. Le Bloc québécois l'approuverait aussi s'il n'y a pas de perte d'emplois, tandis que le NPD est contre la déclaration unique justement parce qu'elle entrainerait des pertes d'emploi.

Or, le syndicat, qui représente 800 travailleurs de Jonquière et 150 autres à Chicoutimi, est catégorique: une déclaration d'impôt unique, c'est obligatoirement synonyme de perte d'emplois.

«On ne peut pas reclasser tous les travailleurs à d'autres fonctions, c'est impossible», plaide M. Gobeil. «Les candidats disent être d'accord avec la demande du Québec si les emplois sont maintenus, mais aucun d'entre eux ne pourra le garantir.»

Le syndicat n'a pas lancé de mot d'ordre à ses membres, mais rappelle que les années de pouvoir du Parti conservateur ont été douloureuses pour la fonction publique fédérale.

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