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Un officier de police de Laval suspendu pour vol... de cartes de hockey

Frédérique Giguère et Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

STOCKQMI-POLICE LAVAL

Sylvain Denis/AGENCE QMI

Un officier de la police de Laval a été suspendu avec solde à la suite d’allégations de vol de cartes de hockey dans un Tim Hortons.

L’incident qui a mené à l’ouverture d’une enquête des affaires internes serait survenu mercredi dernier dans le restaurant situé au coin des boulevards des Laurentides et Sainte-Rose.

Le policier d’expérience s’y serait présenté pour acheter plusieurs cafés en vue d’une réunion au travail. Il aurait profité de l’occasion pour également se procurer deux paquets de cartes de hockey à collectionner, que la bannière canadienne met en vente chaque année.

Chaque paquet d’une valeur de 1,99 $ contient trois cartes.

L’officier visé par les allégations aurait plutôt quitté le restaurant avec toute la boîte de carton qui renfermait quelques dizaines de sachets, selon les allégations.

Longue file

«Il y avait une file de clients jusqu’à la porte. Mon employée, stressée, lui a laissé la boîte pour qu’il choisisse ses paquets et qu’elle puisse servir les autres, a confié lundi la gérante de la succursale. Comme c’était un policier en habit, elle ne pensait pas qu’il partirait avec [la boîte].»

Selon elle, une employée serait immédiatement sortie à l’extérieur et aurait aperçu la boîte de cartes dans l’autopatrouille. La gérante a par la suite porté plainte et remis les bandes vidéo à la police.

Le Service de police de Laval a confirmé qu’un policier avait été suspendu peu de temps après l’événement, sans donner plus de détails. L’accès aux locaux du corps policier lui est temporairement interdit, tandis que l’enquête se poursuit.

«Nos enquêteurs travaillent pour élucider cette allégation criminelle», a indiqué lundi l’inspecteur-chef de la section des affaires administratives, Julien Kicinski.

Bonne réputation

Des policiers lavallois joints lundi s’étonnaient de l’affaire et évoquaient un triste malentendu, d’autant plus que l’officier en cause a bonne réputation.

«S’il y a bien quelqu’un qui sait qu’il y a des caméras au Tim Hortons, c’est un policier. Ça n’a pas de sens», a dit un policier.

D’ailleurs, puisqu’il ne fait face à aucune accusation, nous avons choisi de ne pas dévoiler l’identité de l’officier suspendu pour le moment.

Joint lundi par Le Journal, ce dernier n’a pas souhaité émettre de commentaires.

«[Je trouve] ça bien dommage, se désole Daniel Aziz, propriétaire de la franchise. C’est déroutant. Il y a une policière qui est venue s’excuser, le lendemain. Ce n’est pas facile. C’est [un de leurs patrons], en plus.»