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Des militants écologistes forcent la fermeture du pont Jacques-Cartier

Agence QMI

Trois militants d’Extinction Rebellion ont escaladé la structure du pont Jacques-Cartier à Montréal, tôt mardi matin, forçant sa fermeture complète pendant plus de 1h30 et perturbant ainsi le trafic à l’heure de pointe matinale.

Dans un coup d’éclat pour sensibiliser la population à l’urgence climatique, ces personnes sont grimpées sur la structure du pont, tandis que d’autres manifestants sont restés le trottoir, chantant et entonnant des slogans pour encourager les alpinistes improvisés.

Peu après 8h, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé sur Twitter «la reddition pacifique des manifestants qui se trouvaient sur la structure du pont» et leur prise en charge par des enquêteurs. Vers 8h40, le corps policier a annoncé que la circulation était rétablie.

Les trois individus, un homme de 47 ans et deux femmes de 32 et 40 ans, ont été libérés sous promesse de comparaître le 24 octobre prochain au palais de justice de Montréal. Ils pourraient faire face à des accusations de méfait et de complot, a précisé la SQ en après-midi.

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«C’est une urgence, il faut réagir. On a besoin d’un effort de guerre, que l’on évite l’extinction. On est prêt aujourd’hui à faire une action qui semble extrême, mais qui pour nous semble réaliste, car il faut déranger le quotidien, ce quotidien-là est en train de nous tuer», a affirmé une des militantes, Chantal Poulin, qui a grimpé sur la structure du pont et qui a tourné des images diffusées sur Facebook mardi matin.

«Il y a une urgence. À Montréal, 500 000 personnes ont marché, des millions dans le monde qui ont marché le 27 septembre et qui ne sont pas entendues et le discours (politique) ne change pas», a dit celle qui occupe la fonction de troisième vice-présidente au syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île dans sa vidéo diffusée sur le page Facebook d'Extinction Rebellion.

«Plein de gens veulent que ça bouge, des centaines de milliers de personnes sont derrière nous. Il faut que les gouvernements nous écoutent. On se dit écolo, mais on achète des pipelines. Si on avait pris les décisions nécessaires, il y a 20-25 ans, on n’en serait pas là. Plus on attend, plus on va devoir prendre des décisions radicales», a ajouté la jeune femme.

Un large déploiement de policiers et de pompiers a été dépêché sur place.

Les militants d'Extinction Rebellion ont entamé, lundi, deux semaines d'actions de désobéissance civile à travers le monde pour dénoncer l'inaction des gouvernements en matière d’environnement.

Extinction Rebellion se définit comme un «mouvement international de rébellion non violente contre la non-action criminelle des gouvernements» concernant la crise climatique.

 

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