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Le ministre Roberge souhaite des mesures «costaudes» pour retaper les cours d’école

Vincent Larin | Agence QMI

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, admet que l’état de certaines cours d’école n’est pas «acceptable» et dit vouloir arriver avec «quelque chose de costaud» lors du prochain budget pour rétablir la situation.

Près du tiers des cours d’école du Québec n’obtiennent pas la note de passage selon une grille d’évaluation élaborée par «Le Journal de Montréal» et «Le Journal de Québec» à partir de nombreux documents de référence et d'avis d’experts, a révélé un grand dossier publié cette fin de semaine dans les pages des deux quotidiens.

«J’ai 45 ans et, quand j’étais jeune, j’ai joué tout mon primaire dans une cour d’école qui n’était qu’un carré d’asphalte avec quelques ballons poires. [...] Ce n’est pas parce que moi, j’ai eu ça, que c’est acceptable que ce soit ce qu’on veut donner à nos jeunes», a dit le ministre de l’Éducation en entrevue avec l'Agence QMI.

Rappelant le lancement de son opération «grand rattrapage» pour la rénovation d’établissements scolaires en décrépitude, Jean-François Roberge dit espérer qu’une partie des investissements de plus de 2,3 milliards $ annoncés pour cette année aille à la réfection des cours d’école.

«Avec le montant qui est sur la table, on n’est plus obligé d’aller juste aux urgences absolues. On est capable à la fois de réparer des toits qui coulent, des fenêtres qui laissent passer l’air, mais aussi de faire du beau et de donner des cadres de vie aux jeunes qui sont agréables», a expliqué l’ancien enseignant.

Mais ce n’est pas tout, a-t-il affirmé, en ajoutant vouloir poursuivre les investissements dans les prochaines années pour donner de plus belles cours d’écoles aux élèves du Québec.

«On veut que ce soit bien entretenu, qu’il y ait un heureux mélange de zones asphaltées, de zones vertes, de zones ombragées, avec des modules qui permettent à la fois aux élèves du préscolaire et à nos jeunes de 5e et 6e année de s’amuser, de s’inventer des jeux», a indiqué Jean-François Roberge.

De l’avis des partis d’oppositions, une part plus grande du budget consacré à l’éducation devrait être dirigée vers la réfection des cours d’école.

«C’est problématique que l'on compte sur les parents et leur réseau pour financer la rénovation de certaines cours d’école», a déclaré la députée de Québec solidaire Christine Labrie.

«À partir du moment où le ministre a voulu spécifier deux récréations de 30 minutes, il faut s’assurer que les installations pour les récréations soient adéquates», a commenté la députée péquiste Véronique Hivon.