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Manifestation sur le pont Jacques-Cartier : Québec solidaire refuse de dénoncer l’action des militants

Vincent Larin | Agence QMI

Simon Clark/Agence QMI

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a refusé de dénoncer l’action des militants du groupe Extinction Rebellion qui ont grimpé sur la structure du pont Jacques-Cartier, mardi matin à Montréal, causant une forte congestion routière.

«À ma connaissance, c'est des gestes pacifiques, des gestes non violents, et vous le savez qu'on ne dénonce pas ces situations-là», a expliqué la députée solidaire en point de presse mardi.

Admettant que ce coup d’éclat «dérange» et peut être parfois «contre-productif», Manon Massé a toutefois soutenu qu’il s’agissait d’un bien moindre mal en comparaison aux effets des bouleversements climatiques.

«Ça ne dérange pas autant qu'une période d'inondation qui, pendant des semaines, des mois, oblige les gens à se déplacer de la maison. Ça ne dérange pas autant que lorsque le réchauffement de la planète a des impacts, par exemple, sur l'autoroute 132 pour se rendre en Gaspésie», a-t-elle indiqué.

Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois ont tous deux condamné l’action des militants d’Extinction Rébellion tout comme le ministre des Transports, François Bonnardel.

Changements exigés

Manon Massé a repris le message des activistes d’Extinction Rébellion qui demandent au gouvernement d’adopter rapidement des mesures pour contrer les causes des changements climatiques.

«Il faut que les gouvernements bougent et bougent rapidement. C'est ça que j'entends du message de ces jeunes-là ce matin», a déclaré Manon Massé.

Trois militants d’Extinction Rébellion ont escaladé la structure du pont Jacques-Cartier à Montréal, tôt mardi matin, forçant sa fermeture complète pendant plus de 1h30 et perturbant ainsi le trafic à l’heure de pointe matinale.

«On a besoin d’un effort de guerre, que l’on évite l’extinction. On est prêt aujourd’hui à faire une action qui semble extrême, mais qui pour nous semble réaliste, car il faut déranger le quotidien, ce quotidien-là est en train de nous tuer», a affirmé une des militantes qui a grimpé sur la structure du pont dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook.