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Meurtre de Samantha Higgins: Son fiancé plaide coupable

Michael Nguyen | Journal de Montréal

GRACIEUSETÉ

Le Montréalais qui a tué sa fiancée avant de la démembrer et de disperser les parties du cadavre en Montérégie a finalement plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre au second degré, ce mardi.

«Oui», a lancé Nicholas Fontanelli, menotté dans le box des accusés, lorsqu’il s’est fait demander de confirmer avoir causé la mort de Samantha Higgins, il y a maintenant 4 ans.À l’époque, Fontanelli, 26 ans, habitait avec sa conjointe âgée de 22 ans dans un logement de LaSalle, à Montréal. Ils avaient deux enfants en bas âge.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2015, Mme Higgins, qui n’était pas sortie depuis son dernier accouchement trois mois plus tôt, avait décidé d’aller chez une amie pour s’amuser. La soirée s’était bien passée et elle est rentrée chez elle un peu après minuit.

«Une amie a écrit à Mme Higgins pour savoir si elle était bien rentrée, et elle a reçu une réponse affirmative à 1h45», indique le résumé des faits déposé à la cour ce mardi.

On ignore toutefois qui a envoyé la réponse, puisque cette même nuit, Fontanelli a tué sa fiancée. Aucun mobile n’a été donné à la cour, ce mardi.

Étranglée et mutilée

Juste après, Fontanelli a parlé à sa belle-sœur, avouant « l’avoir étranglée ». Il s’est ensuite affairé à découper le corps.

«Le pathologiste judiciaire [qui a examiné la dépouille] est d’avis que des lésions ont probablement été infligées pendant que la victime était inconsciente ou agonisante», indique le document de cour.

Fontanelli s’est ensuite rendu dans le coin de Hinchinbrooke en Montérégie, où il a dispersé les morceaux de cadavre, avant de rentrer chez lui et faire comme si de rien n’était.

Et pire encore, quand sa belle-mère s’est mise à s’inquiéter de la disparition de Mme Higgins, Fontanelli a même accepté de l’accompagner à la police pour rédiger un rapport. Il a ensuite donné une entrevue à la télévision où, en larmes, il disait espérer revoir sa fiancée.

Prison à vie

Le corps a finalement été retrouvé dans une rivière quatre jours plus tard. Et parallèlement aux recherches, l’enquête policière a permis l’arrestation de Fontanelli.

Accusé de meurtre au premier degré, Fontanelli devait subir son procès en novembre. Il a toutefois décidé de couper court au processus en s’avouant coupable de meurtre au deuxième degré et d’outrage à un cadavre.

Compte tenu de la gravité du crime, Fontanelli écopera automatiquement de la prison à vie. Sauf qu’au lieu de devoir passer 25 ans derrière les barreaux avant d’espérer une libération conditionnelle, la période sera fixée entre 10 et 25 ans.

Les plaidoiries des avocats sur cette période minimale d’incarcération auront lieu dans deux semaines. C’est à ce moment que les proches de Mme Higgins pourront s’adresser au tribunal, afin de témoigner de la douleur qu’ils vivent depuis 2015.

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