/news/society

«C’est le but premier des IPS, donner un accès de santé aux Québécois», affirme une infirmière praticienne

TVA Nouvelles

La ministre de la Santé Danielle McCann a dévoilé mercredi un projet de loi qui permettra aux super infirmières de prodiguer davantage de soins. La jeune infirmière praticienne spécialisée (IPS) Stéphanie Hall Simard salue cette décision qui permettra certainement de désengorger un peu le système de santé.

«C’est le but premier des infirmières praticiennes. C’est de donner un accès de santé aux Québécois qui n’auraient pas eu de médecin, soutient-elle. Dans la clinique où je suis, je débute alors je n’ai pas beaucoup de patients, mais j’en ai à peu près 180. Donc, c’est 180 personnes qui n’auraient pas eu accès à un médecin de famille avant des années.»

Plusieurs mesures comprises dans le projet de loi donneront une plus grande autonomie aux IPS. Les super infirmières pourront, entre autres, diagnostiquer les maladies courantes et chroniques. Une responsabilité qu’elles souhaitaient depuis des années.

«Le diagnostic est vraiment le terme qui nous freinait, car à partir du moment où on a un diagnostic, on peut commencer un traitement, insiste Mme Hall Simard. Sans pouvoir diagnostiquer, on devait absolument faire voir le patient par un médecin. Ça nous freinait un peu, ça nous faisait vraiment perdre du temps.»

Les super infirmières seront ainsi aptes à traiter les problèmes de santé dit «simples». Les cas plus complexes, eux, seront relayés aux médecins.

«Selon nos lignes directrices, on a aussi des limites dans notre rôle. S’il y a un cas un peu plus flou qui dépasse mes champs de compétence, je vais le référer à un médecin», explique l’infirmière praticienne. Il est là pour ça et c’est vraiment un travail de collaboration.»

Voyez l’entrevue complète accordée à Julie Marcoux dans la vidéo ci-dessus.