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Des choix déchirants pour des paroissiens de Saguenay

Valérie Fortin | TVA Nouvelles

Une autre église est menacée de fermeture à Saguenay. Cette fois, c’est l’avenir de l’église Saint-Mathias à Arvida qui est incertain.

Si des actions ne sont pas entreprises rapidement, le lieu de culte pourrait devoir fermer ses portes d’ici 2021. La situation a été présentée aux paroissiens lors d’une assemblée qui s’est tenue mardi soir.

Construite au début des années 60, l’église Saint-Mathias a besoin d’investissements importants. Il y a notamment la toiture qui doit être complètement refaite. Seulement pour ces travaux, les coûts sont estimés à plus de 300 000 $.

La paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus ne dispose pas de l’argent nécessaire. En fait, la paroisse cumule les déficits depuis plusieurs années et la situation n’ira pas en s’améliorant. Le déficit anticipé pour 2020 se chiffre à plus de 121 000 $.

Mais il y a une lueur d’espoir. Un promoteur privé, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a présenté un projet qui permettrait de sauver le bâtiment.

L’extérieur serait préservé dans sa forme actuelle, mais l’intérieur serait transformé. Le projet prévoit l’aménagement d’espaces à bureau et d’une salle de spectacle. À plus long terme, des appartements de style condo pourraient aussi être construits sur le terrain de l’église.

Mais ce qui est intéressant, selon le conseil de fabrique, c’est que le promoteur accepterait de garder un espace, dans l’église, pour les célébrations et les messes dominicales.

«Il faut agir rapidement. On n'a pas le luxe d'attendre 5 ans parce que si on attend, la seule option... c'est fermer», a indiqué le président de la fabrique, René Lapointe.

Pour ou contre cette transformation? La décision est entre les mains des paroissiens qui sont appelés à voter le 22 octobre.

«C'est émotif comme décision... Mais c'est clair que je suis favorable à ça parce que, de toute façon, ils vont fermer l'église», a affirmé le conseiller municipal du secteur, Jean-Marc Crevier.

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, n’est pas non plus contre l’idée de faire appel au privé. Par contre, il a l’intention de s’assurer que l’aspect historique et patrimonial des lieux soit conservé.