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Le Bloc et le NPD appuient la femme frappée par le cancer deux fois en un an

Kathryne Lamontagne | Journal de Québec

Le cri du cœur d’une jeune mère de famille a été entendu par le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois, qui appuient sa demande de bonifier à un an les prestations de maladie de l’assurance-emploi.

Le Journal de Québec révélait mercredi l’histoire d’Émilie Sansfaçon, qui se bat non seulement contre une récidive de cancer colorectal de stade 4, mais aussi contre le gouvernement fédéral.

En arrêt de travail pour un an afin de subir des traitements de chimiothérapie, la résidente de Saint-Augustin-de-Desmaures n’a aucune idée de la manière dont elle réussira à payer ses factures. C’est que depuis 1971, l’assurance-emploi verse un maximum de 15 semaines de prestations de maladie lorsqu’une personne est incapable de travailler et qu’elle n’a pas d’assurance privée. C’est le cas d’Émilie Sansfaçon.

Engagements

Le Bloc s’est engagé sans hésitation à porter le combat de cette mère de famille et à militer pour que les prestations de maladie soient augmentées à un an. «On va le proposer et on va faire la bataille sur ça. On s’engage à ça», a déclaré l’ex-députée et candidate bloquiste pour Québec Christiane Gagnon.

«Présentement, ce cas-là devrait interpeller», a ajouté Mme Gagnon, laquelle s’est dite «scandalisée » par cette situation «inadmissible». «L’assurance-emploi a complètement perdu sa mission sociale», a-t-elle commenté, accusant les libéraux et les conservateurs d’en être responsables.

Même son de cloche du côté de la députée néo-démocrate sortante Brigitte Sansoucy. «Quinze semaines, ce n’est pas assez», scande-t-elle, rappelant qu’au Canada, une personne sur deux risque d’avoir un cancer au cours de sa vie.

«En 15 semaines, ils n’ont souvent même pas fini les tests de préparation au traitement. Ça n’a pas de bon sens!», a réagi la candidate dans Saint-Hyacinthe—Bagot, aussi en faveur de prolonger le congé à un an.

26 semaines

Le Parti libéral du Canada a proposé en campagne électorale d’augmenter les prestations de maladie jusqu’à 26 semaines. Le parti a qualifié mercredi par courriel cette mesure de « bon pas dans la bonne direction ».

De son côté, le Parti conservateur (PCC) appuyait en 2018 la prolongation des prestations pour 50 semaines. Si cette proposition est toujours sur la table, elle ne sera toutefois «reconsidérée» que lorsque «l’équilibre budgétaire le permettra», a nuancé le parti, mercredi.

Le Journal de Québec a logé des demandes d’entrevue auprès du Parti vert et du Parti populaire du Canada, en vain.

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