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Le CH coulé par les punitions

Jonathan Bernier | Agence QMI

Claude Julien avait pris soin d’avertir ses hommes de se tenir loin du banc des punitions. Ceux-ci n’ont pas suivi le conseil et ils en ont payé le prix.

Phillip Danault venait tout juste de sortir du cachot lorsque Marcus Johansson a donné la victoire aux Sabres, en prolongation. Son tir n’a laissé aucune chance à Keith Kinkaid. Le Canadien s’est donc incliné 5 à 4, mercredi, au KeyBank Center.

La bonne nouvelle, c’est que le Tricolore est rentré à Montréal avec un autre point en banque. Toutefois, le résultat aurait été plus satisfaisant et les visiteurs se seraient rendu la vie moins difficile en faisant preuve d’un peu plus de discipline.

Des punitions décernées à Tomas Tatar dans les premières minutes de la première période et de la deuxième ont coupé les élans du Canadien. Paraissant avoir une bonne erre d’aller, chaque fois le Tricolore a vu les Sabres secouer les cordages.

Au moins, le Canadien a une fois de plus fait preuve de caractère en comblant un déficit d’au moins deux buts pour la troisième fois en trois matchs.

Eichel en spectacle

Coupable de revirements qui ont causé la défaite des Sabres lundi soir, Jack Eichel s’est assuré de revenir dans les bonnes grâces de ses coéquipiers et de son entraîneur.

Le choix de premier tour des Sabres en 2015 a complètement survolé le match. À l’origine du but gagnant, il a récolté quatre points, dont deux buts. Il a démontré toute l’étendue de son talent lors de son deuxième but, alors qu’il a pratiquement traversé la patinoire de bout en bout.

Avec un peu de chance, le capitaine des Sabres aurait pu connaître une soirée encore plus productive. Avec Kinkaid à sa merci, il a frappé le poteau. Un tir qui n’a pas été comptabilisé dans son total de huit tirs au but.

De plus, quelques-unes des brillantes pièces de jeu qu’il a orchestrées pour ses compagnons de trio ont avorté.

Sa performance a éclipsé l’excellent match de trois points de Joel Armia.