/news/society

Nestlé et Tim Hortons toujours les plus grands pollueurs de plastique

Agence QMI

stcTimHortons

Julie Jocsak/St. Catharines Stan

Nestlé, Tim Hortons, Starbuck, McDonald’s et The Coca-Cola Company sont les cinq plus importants pollueurs de plastique au pays, selon Greenpeace Canada, qui a dévoilé mercredi ce classement peu envieux.

Nestlé et Tim Hortons, qui sont les champions en la matière, figurent en tête pour une deuxième année consécutive.

Greenpeace a passé sous la loupe 240 entreprises dans le cadre d’une enquête menée dans neuf villes et localités du pays. Près de 40 % des déchets de plastique dont les marques ont pu être identifiées provenaient ainsi de ces cinq multinationales, la part de Nestlé et de Tim Hortons étant respectivement d’environ 12 % et 11 % des déchets identifiés.

Tim Hortons a pris la première position des déchets de plastique dans six des neuf villes ou localités, selon Greenpeace.

Les produits de marque maison de Sobeys, Costco, Walmart et Loblaw ont aussi été recensés lors de l’exercice, mené en collaboration avec plusieurs partenaires et 400 bénévoles.

«Les principaux pollueurs plastiques au Canada sont encore une fois les suspects habituels. Des grands producteurs d’emballages à usage unique comme Nestlé et Tim Hortons continuent de rejeter la responsabilité sur les consommateurs, au lieu de repenser leur modèle d’affaires basé sur la culture du jetable», a dit Agnès Le Rouzic, chargée de campagne Océans et Plastiques de Greenpeace Canada, par communiqué.

«La responsabilité des entreprises ne s'arrête pas au comptoir de vente, a-t-elle enchaîné. Il est temps que ces pollueurs regardent leur problème de dépendance au plastique à usage unique en face, ainsi que ses conséquences pour l’environnement. Ces compagnies doivent s'engager à repenser leurs systèmes de distribution en optant pour des solutions axées sur le réutilisable.»

Interdiction

Pour freiner l’utilisation du plastique à usage unique, Greenpeace Canada recommande aux gouvernements de donner un sérieux coup de barre. L’organisation environnementaliste réclame ainsi que la production, la vente et la distribution des emballages et des types de plastiques «les plus problématiques et nocifs pour l’environnement et la santé» soient interdits.

Greenpeace souhaite par ailleurs qu’on cesse d’avoir recours à des produits de substitution qui n’ont aucune valeur environnementale.

«Ce type d’enquête démontre que le “greenwashing” des entreprises résiste bien peu aux faits, et que les déclarations environnementales trompeuses sur la recyclabilité ou la prétendue dégradabilité des emballages ne changent rien à la pollution générée en bout de ligne», a dit Mme Le Rouzic.

«Remplacer les plastiques jetables par d'autres matériaux à usage unique comme le papier ou le bioplastique ne fait que déplacer le problème sans le régler. Ces fausses solutions perpétuent un modèle économique axé sur le jetable alors même que ses impacts ont été maintes fois documentés. Au Canada comme dans le reste du monde, les innovations doivent donner la priorité aux modèles axés sur la réutilisation des contenants et les systèmes de recharge», a-t-elle ajouté.

Catégories d'articles en plastique à usage unique les plus récupérés:

- Mégots de cigarettes

- Bouteilles et bouchons

- Emballages alimentaires

- Tasses et couvercles

- Pailles et bâtonnets mélangeurs