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Six mois de prison pour l’inventeur du Plexcoin

Nicolas Saillant | Le Journal de Montréal

PHOTO D’ARCHIVES, STEVENS LEBLANC

Afin de forcer la main à l’inventeur du Plexcoin qui «joue au finfinaud» et qui se «moque» du système de justice, Dominic Lacroix devra faire six mois de prison avec la possibilité d’être libéré s’il dévoile finalement ses mots de passe.

Reconnu coupable d’outrage au tribunal une deuxième fois parce qu’il refuse de transmettre un bilan de ses actifs et de remettre ses mots de passe à l’administrateur provisoire chargé de rembourser les investisseurs floués, le juge Daniel Dumais a décidé «d’envoyer un message clair».

Il a prononcé l’incarcération immédiate de Dominic Lacroix afin qu’il aille réfléchir. L’homme de 37 ans a été condamné à six mois de prison, mais pourra revenir devant le juge périodiquement pour s’expliquer et convaincre le juge qu’il accepte de se soumettre aux ordonnances de la cour.

«La tolérance à des limites», a dit le juge Dumais parlant d’un «bilan bidon» que Lacroix lui a présenté lors de son dernier passage en cour en juillet dernier. Dans sa décision, le juge ajoute que les passages en cours de l’inventeur du Plexcoin sont remplis de «mensonges, cachettes et contradictions».

Selon l’administrateur provisoire, au moins 107 Bitcoins évalués à 1,5 M$ sont disparus. «Les actifs connus ne balancent pas», a dit le juge.

Malgré sa condamnation pour ne pas avoir fourni un bilan de ses actifs, une réédition de comptes ainsi que de refuser de transmettre ses mots de passe, la tribunal souhaite toujours avoir ses informations. «C’est inacceptable et injustifié» qu’aucune information ne soit transmise.

«Le tribunal est convaincu qu’il en sait plus qu’il ne le laisse entendre». Puisque le juge Dumais est convaincu que des informations ne seront révélées que lorsqu’il sera confronté, il croit donc qu’une période d’incarcération donnera des résultats.

En appel

Malgré la condamnation de deux mois d’incarcération et de 10 000$ d’amende infligé à Lacroix lors de la première condamnation pour outrage, ce dernier n’a toujours pas purgé sa peine puisqu’il est en appel. Quant à la deuxième sentence prononcée mercredi, en plus des six mois d’incarcération, le défendeur devra faire 240h de travaux communautaires.

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