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Coupable d’avoir frappé un homme pour une dette de 150 $

Alex Drouin - Le Journal de Montréal

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Stock Adobe

Une femme de l’Estrie a plaidé coupable de séquestration et de voies de fait contre un junkie qui a été tabassé pendant plusieurs heures par son ex-conjoint ainsi qu’un complice pour une dette de 150 $.

« Oui », s’est contentée de répondre Roxanne Lapointe, 26 ans, lorsque le juge Paul Dunnigan lui a demandé si elle reconnaissait avoir tabassé Maxime Robitaille, le 27 mai 2018.

Les faits reprochés se sont déroulés dans son appartement, rue Short, dans un quartier défavorisé de Sherbrooke, qu’elle louait avec son conjoint de l’époque, Maxime Vanier, 31 ans.

Une témoin qui a été entendue à la cour mercredi a mentionné que l’appartement était connu comme étant un crack house.

Attaché plusieurs heures

M. Robitaille, 29 ans, a été attaché pendant plusieurs heures avec du ruban et des attaches en plastique par le conjoint de Lapointe ainsi que par Benoit Desrosiers, 52 ans. Ce dernier a plaidé coupable en avril dernier de séquestration, de voies de fait, de voies de fait armé et de menaces. Il a écopé de quatre ans et cinq mois de prison.

Vanier, qui est accusé des mêmes crimes, a subi une partie de son procès mercredi, mais n’a pas plaidé coupable. Il est détenu depuis le 11 octobre 2018.

Les deux hommes ont également tenté de couper l’index droit de la victime et de lui arracher l’œil droit.

Lorsqu’il s’est adressé au magistrat, Maxime Robitaille a mentionné que Roxanne Lapointe l’avait seulement frappé une fois, et ce, avec une matraque télescopique. Puis, Vanier et Desrosiers lui ont asséné une centaine de coups.

« Après les huit ou dix heures que j’ai été maltraité, elle a pris une débarbouillette et a tenté d’enlever le sang que j’avais dans la face », a rapporté la victime, qui se trouvait dans le box des accusés, car il est détenu pour une affaire de vol à l’étalage.