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Une association «préoccupante» avec les Chinois reconnaît Fitzgibbon

Pierre-Olivier Zappa | TVA Nouvelles

Le ministre de l’Économie a reconnu qu’il y a des « risques » à investir  30M$ dans une entreprise détenue par des Chinois soupçonnés d’espionnage industriel. Pierre Fitzgibbon défend néanmoins son investissement.

« L’association qu’on a indirectement (...) est préoccupante. Comme tout le monde, je regarde les soupçons de collusion et d’espionnage. Je suis sensible à cela (...)», a déclaré Pierre Fitzgibbon à l’Assemblée nationale.

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Québec investira 30 millions $ avec des Chinois soupçonnés d’espionnage

TVA Nouvelles révélait mercredi qu’Investissement Québec  s’associera avec l’avionneur chinois AVIC afin de développer un ballon dirigeable du futur.  Or, AVIC est soupçonné par les autorités américaines d’avoir participé à l’espionnage de grandes entreprises comme General Electric et Boeing notamment.

Le ministre a néanmoins défendu son investissement en vantant les retombées économiques, et en minimisant les risques liés au vol de secrets industriels. «On accuse beaucoup les Chinois de copier nos affaires. Écoutez, c’est une réalité. Ils ne changeront pas. Moi, je pense qu’il faut apprendre à vivre avec cela», a lancé Pierre Fitzgibbon.

Inquiétudes

L’investissement controversé avec les Chinois a suscité des échanges musclés à l’Assemblée nationale.

 « On est en train de dire qu’on va investir des billes dans une  entreprise qui est soupçonnée d’espionnage. Il y a des gens qui ont fait de la prison pour cela ! », s’est indignée la libérale Dominique Anglade.  Selon elle, cette aide financière fait également courir un risque «géopolitique [et] économique» au Québec.

«La moindre des choses, c’est d’être transparent, et de dire quelles sont les études et les vérifications qui ont été faites», a poursuivi la porte-parole de l’opposition officielle  en matière d’économie.

«Les Chinois n’auront pas d’implication ici au Québec», a rassuré le ministre Pierre Fitzgibbon en rappelant que l’argent n’allait pas directement à l’AVIC. «S'il était avéré qu'il y avait des dangers à la sécurité nationale, il y aurait des actions qui seraient prises», a toutefois ajouté le ministre, admettant qu'il existe un risque «réputationnel» pour le Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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