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De retour de Syrie, elle craint une recrudescence de l'État islamique

TVA Nouvelles

L’annonce par Donald Trump du retrait de ses troupes du nord de la Syrie a causé une escalade de violence dans toute la région. La cinéaste québécoise d'origine kurde Zaynê Akyol revient tout juste de là-bas et déplore la décision américaine qui aura des répercussions graves.

«Ça m’a complètement désolée, affirme Mme Akyol. Ça met en danger les alliés qui se sont battus contre l’État islamique (EI) sur le terrain. Les Américains attaquaient de façon aérienne, ils bombardaient. Le retrait des Américains ouvre la porte à la Turquie de bombarder de façon assez libre et qui fait que plusieurs civils sont blessés ou morts.»

Depuis mercredi, les attaques aériennes turques contre les Kurdes ont déjà fait des dizaines de morts parmi les civils et les combattants en plus de causer la fuite de 100 000 personnes qui quittent les zones de bombardements.

Pour la jeune documentariste qui a passé quatre mois dans la région à interviewer des prisonniers membres de l’État islamique, la situation est extrêmement préoccupante.

Une des prisons qu’elle a visitée s’est d’ailleurs fait bombarder et cinq djihadistes de l’EI se sont enfuis. Elle craint que la nouvelle instabilité du nord syrien permette au groupe terroriste de reprendre des forces.

«Il y a beaucoup de cellules dormantes et elles s’organisent à partir de la Syrie pour perpétrer des attaques à l’international, explique-t-elle. Donc ce n’est pas seulement dangereux pour les Kurdes, mais aussi à l’international comme au Canada car il y a plus de 30 membres de l’État islamique en Syrie qui sont canadiens.»

Voyez l’entrevue complète accordée à Julie Marcoux dans la vidéo ci-dessus.