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Échanges musclés sur le rôle de l'opposition

TVA Nouvelles

Au lendemain du deuxième débat en français, le candidat libéral François-Philippe Champagne a martelé que le Bloc québécois avait le beau jeu en faisant des promesses plus généreuses puisqu’il ne formera jamais le gouvernement, ce qui a soulevé l’ire des partis qui formaient l’opposition sur le plateau de Mario Dumont.

Chaque vendredi, en compagnie de Mario Dumont, cinq candidats provenant de cinq partis différents – François-Philippe Champagne (PLC), Gérard Deltell (PCC), Alexandre Boulerice (NPD), Stéphane Bergeron (BQ) et Pierre Nantel (PV) – s’affrontent dans un débat portant sur différents thèmes chauds de la campagne électorale fédérale.

Cette semaine, le débat portait d’abord sur les investissements du gouvernement fédéral en santé, mais a rapidement dévié vers des échanges musclés sur le rôle de l’opposition à la Chambre des communes.

«Arrêtez de berner les Québécois et les Québécoises, a lancé François-Philippe Champagne en réponse à un argument de Stéphane Bergeron. C’est au gouvernement qu’on peut faire avancer les choses. Sortez de votre nuage politique et arrivez sur la planète Terre.»

Stéphane Bergeron a aussitôt soutenu que le Bloc a été capable par le passé de faire des gains pour le Québec en faisant partie de l’opposition.

«Si l’opposition ne sert à rien, à quoi ont servi les conservateurs au cours des dernières années ? À quoi ont servi les libéraux pendant les dix ans de gouvernement conservateur ? Ils ne vont jamais prétendre qu’ils ont été inutiles pendant tout ce temps-là», a-t-il affirmé.

Gérard Deltell a soutenu M. Champagne en affirmant que les conservateurs et les libéraux avaient une réelle possibilité de gouverner.

«C’est la grande différence. Quand on prend un engagement, on sait qu’on doit le tenir. On sait qu’on doit le faire», a-t-il dit.

Cette affirmation a ensuite été réfutée par Pierre Nantel, qui a dit entendre à nouveau deux vieux partis «s’engueuler sur des promesses qu’il ne tiendront pas».

«Je vous rappelle ici que l’opposition a pleinement sa place, a assuré le candidat du Parti vert. Ça fait quatre ans que je vous engueule constamment M. Champagne sur la crise médiatique. Finalement, vous bougez.»

Alexandre Boulerice a taxé les libéraux de se déguiser en néo-démocrates en campagne électorale pour ensuite gouverner en conservateurs.

«Les libéraux font comme d’habitude. ils prennent la plupart de nos idées et les choses qu’on a poussées dans les dernières années, comme la taxation des GAFAs et l’assurance-médicaments», a cité en exemple le candidat néo-démocrate.

François-Philippe Champagne a répliqué en avouant être ouvert aux bonnes idées et qu’au final, c’est le gouvernement qui écrit le budget.

Voyez l’extrait du débat dans la vidéo ci-dessus.

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