/news/culture

«Je ne suis pas doué pour le bonheur», dit Jean-Michel Dufaux

Victor-Léon Cardinal 

Sébastien St-Jean / Agence QMI

De retour à Montréal après avoir passé une année à l’étranger, Jean-Michel Dufaux vient de sortir «300 raisons d’aimer Toronto», s’inscrivant dans la collection «300 raisons d’aimer», conçue et dirigée par la journaliste Marie-Joëlle Parent. Pour l’occasion, l’animateur globe-trotteur nous parle de son amour pour la Ville Reine et se confie sur sa crise de la cinquantaine.

Avec «300 raisons d’aimer Toronto», Jean-Michel Dufaux ne cache pas sa volonté de redorer le blason d’une ville souvent dénigrée et critiquée au Québec comme étant ennuyeuse et sans intérêt. «J’ai découvert Toronto dans le milieu des années 1990. À l’époque, j’avais une copine qui vivait là-bas et qui travaillait pour MuchMusic. Grâce à elle, j’ai découvert le côté artistique et branché de la ville. Depuis cette époque, j’y suis retourné très souvent.»

Il a vu la Ville Reine énormément changer au cours des 25 dernières années. «Au fil des ans, Toronto est passé d’une ville d’affaires un peu grise à une ville excitante, ouverte sur le monde. Par ailleurs, il s’agit d’une ville facilement accessible à partir de Montréal, que ce soit en train, en voiture ou en avion.»

L’auteur invite ainsi les curieux à sortir des sentiers battus et à explorer les différents quartiers de la métropole ontarienne. «Le mieux, c’est de se promener à pied ou à vélo. On peut se rendre sur les berges du lac Ontario ou simplement se promener à la recherche de bonnes adresses. Toronto est une ville qui se parcourt très bien en un week-end.»

La crise de la cinquantaine

Sur le plan personnel, Jean-Michel Dufaux a vécu une crise de la cinquantaine qui l’a conduit à vivre un an à l’étranger. «J’ai eu 50 ans en 2016 et, depuis ce temps, je me questionne beaucoup sur ma place dans la vie. À 20, 30 et 40 ans, je n’ai rien ressenti de particulier, mais la cinquantaine m’a frappé pour diverses raisons. Notamment à cause du fait que je n’ai pas d’enfants. De plus, j’ai grandi avec Liberté 55 et je n’ai pas l’impression d’être rendu à l’âge de la retraite. Dans ma tête, j’ai 28 ans. J’avais donc ce désir de partir et de me questionner sur ce que je veux accomplir dans les années qu’il me reste à vivre. J’ai l’impression d’avoir deux périodes de jouées et qu’il m’en reste une.»

Au cours des 12 derniers mois, Jean-Michel Dufaux a sillonné les routes de la Thaïlande, du Mexique et du Vietnam avant de repartir s’exiler en France, aux îles Canaries et à Barcelone. «J’ai profité de mes longs séjours pour écrire 300 raisons d’aimer Toronto et rédiger du contenu pour Groupe Voyage Québec. Si je n’avais pas eu d’entente avec eux, cette année-là n’aurait pas été possible. Je suis anxieux de nature, et ce voyage m’a permis de me reconnecter à moi-même. Je ne suis pas doué pour le bonheur, mais je veux travailler à être une meilleure personne et à atteindre mon plus grand potentiel. J’espère ainsi avoir le bonheur plus facile. Je ne suis toutefois pas près d’avoir des enfants», confie l’animateur, qui précise néanmoins qu’il a quelqu’un dans sa vie.

Passionné de sports

De retour à Montréal, Jean-Michel Dufaux est collaborateur à l’émission «JiC», animée par Jean-Charles Lajoie en semaine, à 17 h, à TVA Sports. «Je serai de passage à l’émission deux ou trois fois par semaine. De plus, tous les vendredis, je fais partie du segment ¨Le club du vendredi¨, en compagnie du rappeur Biz, de Loco Locass. Je suis très heureux de participer à cette émission, car je suis un grand amateur de sports. Je serai donc occupé jusqu’au printemps prochain.»

D’ici là, Jean-Michel Dufaux continue de développer différents projets. «J’ai plusieurs idées à mettre sur papier pour la télé et du documentaire. Entre-temps, j’entretiens mon blogue Siège hublot, je donne des conférences et je poursuis mon association avec Groupe Voyage Québec», lance-t-il en terminant.

«Le livre 300 raisons d’aimer Toronto», de Jean-Michel Dufaux, est offert en librairie.