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Le chef adjoint du Parti vert défend Extinction Rebellion

Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le chef adjoint du Parti vert, Daniel Green, est d’accord avec les actions du groupe Extinction Rebellion, qui a fait parler de lui cette semaine pour son coup d’éclat sur le pont Jacques-Cartier.

«Les actions de désobéissance civile d’Extinction Rebellion deviennent nécessaires pour se faire entendre», a déclaré par communiqué samedi Daniel Green, qui porte les couleurs du parti d’Elizabeth May dans la circonscription d’Outremont.

Le militant écologiste de longue date n’est pas le premier politicien qui apporte son soutien au controversé groupe écologiste depuis les événements sur le pont Jacques-Cartier. Sur les réseaux sociaux, des conseillères municipales de Montréal ont aussi défendu le principe de désobéissance civile cette semaine.

Quant à Québec solidaire, un parti de gauche, il n’a pas voulu dénoncer le geste d’Extinction Rebellion, contrairement aux formations politiques présentes à l’Assemblée nationale.

Mardi, trois militants du groupe ont été arrêtés après avoir escaladé la structure du pont. Leur action a forcé la fermeture du lien entre la Rive-Sud et Montréal pendant plus d’une heure et demie, ce qui a créé d’énormes bouchons de circulation.

«Je comprends la frustration de ces jeunes, et si j’avais 30 ans de moins, moi aussi j’aurais escaladé le point Jacques-Cartier pour me faire entendre. Tous ces rassemblements montrent que les gouvernements ont échoués et je suis plus que déçu. Nous étions un demi-million à défiler il y a deux semaines dans les rues de Montréal, afin de demander un changement politique. Avons-nous été entendus ? Non, alors comme on bloque leurs vies, ils bloquent nos ponts», a souligné Daniel Green, dans un communiqué de presse envoyé par son parti.

«C’est probablement notre dernière chance de pouvoir enclencher un changement de cap vers une révolution verte, avant que la crise climatique affecte notre économie et nos vies.

Dans le cas contraire, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Et M. Trudeau, comme tant d’autres, devront être tenus comme responsables par leur inaction politique», a ajouté celui qui espère faire son entrée à la Chambre des communes le 21 octobre prochain.

Notons qu’Extinction Rebellion a aussi réalisé d’autres actions au Québec dans le cadre de la «Semaine de rébellion internationale», dont celle, également remarquée, qui a eu lieu vendredi près de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale.

Des manifestants ont mis du colorant alimentaire rouge dans l’eau de la fontaine pour illustrer «le sang des innocents qui sont victimes des dérèglements climatiques» et se sont couchés au sol, prétendant être morts, pour dénoncer l’inaction des élus face à l’urgence climatique.

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