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Patrick Morin prêt à acheter des magasins RONA

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

DG chez Patrick Morin, Michel St-Jean estime que son organisation pourrait investir 300 M$ au cours des 10 prochaines années pour prendre de l’expansion au Québec.

Courtoisie Michel Bouthillier

DG chez Patrick Morin, Michel St-Jean estime que son organisation pourrait investir 300 M$ au cours des 10 prochaines années pour prendre de l’expansion au Québec.

Le quincaillier Patrick Morin se dit prêt à acheter des succursales de Lowe’s en sol québécois si le géant américain réalise de nouvelles compressions en raison de ses difficultés avec son enseigne RONA, a appris Le Journal.

«C’est certain qu’on va regarder. On ne ferme pas la porte», répond le directeur général de la chaîne, Michel St-Jean, précisant suivre ce dossier avec intérêt. Il affirme avoir même visité des sites que Lowe’s a fermés au cours des derniers mois.

Depuis 2016, lors de l’acquisition de RONA par Lowe’s pour 3,2 milliards $, plus d’une vingtaine de magasins corporatifs ont fermé leurs portes. Il y a quelques mois, l’entreprise a radié près de 1 milliard $ US de la valeur de ses activités canadiennes.

Au cours des derniers jours, le président de Lowe’s Canada, Sylvain Prud’homme, a quitté le navire ainsi que le vice-président directeur aux opérations, Guy Beaumier.

La direction de Patrick Morin ne cache pas que les difficultés du quincaillier américain au Québec pourraient se traduire en opportunités d’affaires pour son organisation.

«Nous souhaitons continuer de grandir et d’augmenter nos parts de marché. Nous avons déjà acheté des détaillants existant par le passé. Effectivement, on pourrait acheter des bâtiments et des terrains [de RONA]», réitère M. St-Jean, qui est en poste comme directeur général depuis environ un an.

300 millions $

Pour la prochaine décennie, Patrick Morin souhaite poursuivre sa croissance à travers le Québec. Il n’est pas question, pour le moment, d’une expansion vers l’Ouest canadien ou vers les États-Unis.

La direction vise principalement l’ouverture d’un premier magasin dans la grande région de Québec d’ici cinq ans et elle veut augmenter sa présence sur la Rive-Sud dans la région de Montréal. L’entreprise compte actuellement 21 points de vente et 1800 travailleurs.

L’agrandissement de la famille devrait se faire par acquisition ou avec l’ouverture de nouvelles succursales.

La compagnie, dont le siège social est à Joliette, prévoit construire « entre un et deux magasins « par an. Les investissements pour les 10 prochaines années pourraient atteindre les 300 millions $.

«On veut réaliser une croissance de façon modérée et contrôlée pour conserver notre culture d’entrepreneur. On veut rester près de notre clientèle», souligne M. St-Jean, concédant que la rareté de la main-d’œuvre force aussi son organisation à innover.

Canac ferme la porte

Le directeur général n’a toutefois pas l’intention d’intégrer des caisses en libre-service dans ses magasins.

Au cours des dernières semaines, en entrevue avec Le Journal, la direction de Canac a fermé la porte à la possibilité d’acheter des établissements de Lowe’s au Québec. «Ce n’est pas la même niche que nous. Ce sont de grandes surfaces et nous n’avons jamais voulu toucher à cela», avait confié le président, Jean Laberge.​

 

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