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Un cas «pas assez lourd» pour les soins à domicile

TVA Nouvelles

Deux sacs de selles, deux sacs d'urine, des pansements de néphrostomie permanents, tout ça fait partie du quotidien d'Edmond Beaudin, 59 ans.

Ce résident de L’Ancienne-Lorette déplore le manque de services offerts par le CLSC.

Souffrant d’un cancer de la vessie et d’un cancer de la prostate depuis plusieurs années, il réclame des soins à domicile.

Bien que ses mouvements soient limités, on réclame tout de même qu’il se rende au CLSC de L'Ancienne-Lorette en transport en commun, car son cas n’est «pas assez lourd».

«Si ça lâche, ça coule et c’est un désastre, car il n’y a pas de moyens dans l’autobus, a dit M. Beaudin en entrevue à TVA Nouvelles. «Les premières semaines, quand je suis sorti de l’hôpital, ils venaient me changer à la maison. Je me sentais en sécurité.»

Son médecin a recommandé que ses pansements soient changés deux fois par semaine. Or, au CLSC, on l’a informé qu’il pouvait les garder plus longtemps. M. Beaudin doit également fournir son propre matériel.

«Je ne comprends pas qu’en faisant le tour de la situation de la condition de cette personne-là, qu’il n’y ait pas quelqu’un d’intelligent à la tête de ce CLSC qui ne dit pas "Ok, ce gars-là a vraiment besoin d’aide"», a dit Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades.

Il souhaite que le gouvernement Legault puisse ramener «du gros bon sens» dans ce genre de situation.

«Avec les coupures du dernier gouvernement, on a eu affaire à toutes sortes de folies, de choses qui ne tenaient pas la route», a-t-il rappelé en entrevue à TVA Nouvelles.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale répond avoir la responsabilité d'offrir des soins et des services de qualité à la population et mettre tout en oeuvre pour en assurer l'exemplarité. Le CIUSSS s'engage à réévaluer la situation et à y apporter les correctifs nécessaires.
 
Plus tôt cette semaine, un membre du personnel du CLSC aurait refusé de lui changer son pansement allant ainsi à l'encontre des recommandations du médecin.

Une négligence courante selon cet autre patient, interrogé par TVA Nouvelles.

«Ça peut aller jusqu'à 7 jours avant de changer mon pansement. On a des prescriptions!», s'est-il exclamé.