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Party disco de P-A Méthot : une soirée de folie

Samuel Pradier | Agence QMI

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Pour son quatrième événement thématique, après les années 1980, 1990 et le style country, P-A Méthot était de retour au Centre Bell, dimanche soir, pour un gros party disco réunissant près de 6000 spectateurs. Nombreux dans la salle s’étaient d’ailleurs habillés pour la circonstance, arborant robes à paillettes, chemises flashy et coiffures afro.

Après une ouverture sur la chanson «Daddy Cool», interprétée par les cinq musiciens et trois choristes sur scène, P-A Méthot a débuté la soirée en évoquant Montréal, qui était une des grandes capitales du disco au monde. «Le disco, c’était plein de musiques avec plein de musiciens mêlés. Et ils étaient vraiment mêlés à cette époque.»

Il a aussi fait appel à la mémoire du public en passant en revue les objets du quotidien de l’époque, comme le fameux cendrier sur pied ou encore les plats à céleri Tupperware.

Toute en voix, Nanette Workman a fait monter l’ambiance festive d’un cran avec sa «Lady Marmelade», faisant lever la foule d’un bond.

Billy Tellier a débarqué sur scène en expliquant qu’étant né dans les années 1980, il ne connaissait rien au disco. «En même temps, vous avez tout gâché dans ces années-là. 1969, c’était l’année de l’amour. Le sida est arrivé dans les années 1980, vous avez fait quoi entre les deux?»

Les jeux populaires aussi étaient différents. À l’époque, tous les enfants voulaient jouer au «Lite Brite». «Tu devais caser des pitounes plus ou moins brillantes, a résumé Billy Tellier. Aujourd’hui, ça s’appelle Occupation double.»

L’hôte de la soirée est ensuite revenu sur la nostalgie des années disco, et donc des années 1970. «À cette époque, le gaz était à 13 cents le litre! Ça as-tu changé un peu?»

P-A Méthot a su aller chercher les souvenirs des spectateurs en parlant notamment des machines à pinottes et à liqueurs dans les stations essence, ou encore des traditionnels pots Mason à deux couvercles.

«La seule chose dont je ne m’ennuie pas, c’est la télé sans manettes. Quand tu regardais la télé en famille, il fallait désigner quelqu’un pour changer de chaîne. J’en ai raté des games de hockey parce que je ne voulais pas me lever.»

En fin de première partie Anthony Kavanagh a présenté un des meilleurs numéros de la soirée, faisant notamment redécouvrir la chanson «Kung Fu Fighting», avant de rendre hommage à Georges Thurston, alias Boule noire, avec le classique «Aimes-tu la vie comme moi».

Musique omniprésente

Au cours de la soirée, Jean-François Breau est venu chanter «That’s the Way (I Like It)», Marie-Ève Janvier a interprété «Dancing Queen», mais c’est l’arrivée de Martin Stevens, avec son immense succès «Love Is in the Air» qui a récolté la plus belle ovation.

Il fallait un gars qui a vécu les années 1970 comme Michel Barrette pour venir raconter ces années-là. «J’avais 18 ans en 1976, et je ressemblais à ça, a-t-il lancé avec une coiffure afro sur la tête. C’était une bonne époque, on a eu du fun.»

Comme à son habitude, l’humoriste s’est lancé dans une improvisation hilarante, notamment sur la différence entre les chars de l’époque et ceux d’aujourd’hui. Un sujet inépuisable pour Barrette, d’autant plus que la soirée était loin d’être terminée.