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«Révolution»: Kyô, un duo surprenant et rafraîchissant

Samuel Pradier | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE / OSA

En plus de démontrer un talent indéniable, le duo Kyô, formé de Lauri-Ann Lauzon et Danny De Matos, a su étonner voire surprendre les maîtres par son originalité et un certain mystère lors de l’avant-dernière ronde des auditions de «Révolution», dimanche soir, à TVA.

Lauri-Ann Lauzon et Danny De Matos se connaissent depuis une dizaine d’années, mais c’est principalement pour «Révolution» qu’ils ont décidé de former le duo Kyô, qui représente une rencontre artistique fusionnelle.

«Kyô signifie aujourd’hui en japonais, a avancé Lauri-Ann. C’est aussi un nom métaphorique qui veut souligner le changement des paradigmes actuels comme l’égalité homme-femme, le non genré, l’évolution du mouvement de la danse, ou encore la prise de conscience écologique et environnementale. On veut mettre en avant ces idées-là à travers une attitude positive et la danse.»

Leur numéro d’audition représente parfaitement leur volonté de faire les choses de manière différente. «On ne voulait pas nécessairement se présenter comme un homme et une femme. L’inspiration pour notre numéro est un immortel chinois, appelé Lan Caihe, qui était un homme au genre indéterminé, mais très féminin. On s’est servi de cette figure pour entrer dans une quête du pouvoir qui passe d’une personne à l’autre.»

Les Twins ont embarqué immédiatement dans leur histoire, faisant même dire à Larry: «Ce numéro, ça vaut 100 000 $.» Lydia Bouchard a aussi qualifié le duo de rafraîchissant. «C’est le fun de voir un duo homme-femme dont l’enjeu n’est pas le côté amour/haine. J’ai hâte de voir la suite.

Des carrières installées

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Les deux amis sont loin d’être des novices dans le milieu de la danse. Danny De Matos a dansé pendant plusieurs années aux États-Unis et dans le reste du monde.

«Je suis revenu parce que je me cherchais en tant qu’artiste et danseur. J’avais l’impression de vouloir faire autre chose. Ça m’intéresse toujours de faire partie d’une tournée, je suis actuellement en tournée avec Véronic DiCaire, mais je voulais réfléchir à qui je suis, ce que je veux être et ce que je veux apporter au niveau de la danse. ‘’Révolution’’ est la plateforme que je cherchais, dans laquelle on peut montrer qui on a envie d’être.»

L’envie de créer ses propres chorégraphies était aussi présente chez Lauri-Ann, que l’on a pu voir dans la production «Saturday Night Fever» à Montréal et à Québec.

Le but de Kyô est véritablement de faire connaître sa vision de la danse. «À ‘’Révolution’’, les danseurs sont mis de l’avant et peuvent présenter leur art, a indiqué Lauri-Ann. On va non seulement pouvoir créer nos propres chorégraphies, mais aussi montrer des capacités physiques nouvelles à notre propre communauté.»

Alex et Alex, 26 et 29 ans, Montréal

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Ils vivent à des milliers de kilomètres (l’un à Los Angeles et l’autre à Montréal), mais ils arrivent néanmoins à danser dans un parfait synchronisme. Sur scène, Alexandre Francoeur et Alexandre Carlos fusionnent.

«Travailler dans un court laps de temps nous oblige à être totalement concentrés et à faire des sessions intensives, a confié Alexandre Carlos au téléphone depuis le Panama où il travaille actuellement. Nous sommes des danseurs professionnels, on est habitués de devoir créer et performer assez rapidement. Mais on a aussi beaucoup de plaisir à travers tout ça.»

Son complice, qui réside aux États-Unis, pense que le dialogue est la base de leur réussite. «La communication entre nous doit être efficace et rapide. On a les mêmes idées, on voit notre art de la même façon. La constance dans le travail fait qu’on arrive à être parfaitement synchronisés. On comprend nos corps, notre machine, on sait aussi comment l’autre va réagir.»

Cédrick et Manu, 19 et 17 ans, Gatineau

Révolution - Cédrick et Manu

PHOTO COURTOISIE / OSA

Après seulement une année à danser ensemble, Cédrick Charette et Émanuelle Proulx ont déjà atteint un niveau de perfection qui a fait dire à Lydia Bouchard: «Vous avez fait des choses que je n’avais jamais vues.»

Originaire de Gatineau, le duo s’est formé suite à la recommandation de la directrice d'un studio de danse. «On dansait dans le même groupe, et on faisait parfois des portées ou des duos ensemble, a raconté le danseur de 19 ans. On avait une facilité à travailler ensemble, à essayer de nouvelles choses.»

Les deux artistes ont pourtant commencé dans des styles très différents. Émanuelle s'est intéressée au ballet dès l’âge de trois ans, alors que Cédrick s’est mis au hip-hop vers 11 ans. Ils ont toutefois un rêve commun: devenir danseurs professionnels.

«On espère que ‘’Révolution’’ va nous aider à percer le milieu de la danse, a avoué Émanuelle. Ça pourrait nous ouvrir des portes.»

Son partenaire abonde dans le même sens. «C’était aussi un rêve de participer à une émission télé de danse. Je n’aurais jamais pensé que ça se produise aussi rapidement. C’est la meilleure plateforme pour montrer ce qu’on sait faire.»

Krankyd, 15 à 18 ans, Rosemère

Révolution - Krankyd

PHOTO COURTOISIE / OSA

Après avoir été éliminé en raison de son moment révolution, après l'épreuve du face-à-face, l’an dernier, le groupe Krankyd a pris la décision de revenir pour la seconde saison. «On a beaucoup aimé notre première participation, a affirmé Zoé Rodrigue-Dupéré, porte-parole du groupe. On était finalement heureux d’avoir l’opportunité de revenir, avec la volonté d’aller plus loin dans la compétition.»

Le groupe composé de cinq filles et un gars souhaite aussi montrer une autre version de son talent. «L’an dernier, on était plus jeunes et un peu gênés. On s’est pas mal restreints. Cette saison, on sait comment ça fonctionne, on connaît l’environnement, on est inspirés. On veut montrer tout ce qu’on sait faire, notamment notre côté plus artistique.»

Les membres ont d’ailleurs frappé fort pour leur audition avec un numéro sur le thème de la santé mentale. «Plusieurs jeunes de notre âge passent à travers des problèmes d’anxiété ou de dépression. Les jeunes ressentent beaucoup de pression de la part de la société. Avec notre danse, on espère pouvoir montrer à ceux qui sont concernés qu’il y a toujours quelque chose - une activité, un loisir ou des gens - qui peut les aider.»

 

Les candidats retenus cette semaine:

- Fame, 19 à 27 ans, Montréal

- Krankyd, 15 à 18 ans, Rosemère

- Kyô, 30 et 28 ans, Montréal

- Ricky et Bibiman, 30 et 27 ans, Montréal et Greenfield Park

- Future Generation, 13 à 16 ans, Québec

- Alex et Alex, 26 et 29 ans, Montréal

- Gabe Wolinsky, 34 ans, Ottawa

- Cédrick et Manu, 19 et 17 ans, Gatineau

- Danielle Rafoul, 20 ans, Dollard-des-Ormeaux (Ballottage)