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Trudeau dit qu'il ne changera pas sa façon de faire campagne

Émilie Bergeron | Agence QMI

 - 24 Heures

Le premier ministre sortant assure qu’il ne changera pas la façon dont il mène sa campagne après avoir été la cible de menaces.

«Ma priorité allait évidemment à la sécurité de ma famille et celle des gens dans la salle», a dit le chef libéral Justin Trudeau dimanche en revenant sur les événements de la veille.

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Pourquoi Trudeau portait-il un gilet pare-balles?

Il a dû se présenter à un rassemblement partisan muni d’une veste pare-balles, samedi soir en banlieue de Toronto, et son allocution sur scène a été retardée de près de deux heures.

Lorsqu’il a finalement pu faire son apparition, M. Trudeau était entouré d’une équipe tactique de sécurité et de membres de la Gendarmerie royale du Canada.

 

En participant dimanche à une guignolée de l’Action de grâce à York, en Ontario, M. Trudeau arborait un style décontracté avec les manches de chemise retroussés. Il ne portait visiblement pas de gilet pare-balles.

Le personnel de sécurité était toujours présent, mais se tenait plus à l’écart du premier ministre, selon une photo partagée par une journaliste de Global News présente sur place.

M. Trudeau s’est bien gardé de rejeter le blâme de cette menace sécuritaire sur le dos de son adversaire, le chef conservateur Andrew Scheer.

Il a tout de même profité de l’occasion pour dénoncer la façon dont celui-ci fait campagne.

«On voit de la polarisation, de la politique de peur, de la négativité et du mensonge de la part du Parti conservateur et nous allons continuer à démontrer un contraste positif», a lancé le chef libéral.

Ce dernier était accompagné du ministre de l’Immigration Ahmed Hussen, qui tente de se faire réélire dans la circonscription de York-Sud–Weston.

La femme du premier ministre, Sophie Grégoire Trudeau, devait apparaître aux côtés de M. Trudeau samedi, mais sa présence a été annulée en raison des préoccupations de nature sécuritaires.

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a lancé un appel au calme, dimanche, en marge d’un rassemblement partisan à Surrey, en Colombie-Britannique.

«Nous pouvons exprimer des désaccords, mais c’est important de nous assurer que les gens peuvent avoir des opinions différentes sans éprouver de crainte ou se sentir menacé», a-t-il dit.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui était à Louiseville, a tenu des propos similaires.

«Je demande aux électeurs et aux gens qui vivent sur le territoire de respecter le fait que nous sommes des gens pacifiques et que c’est par la démocratie qu’on règle les enjeux qui nous concernent», a-t-il soutenu.

Le chef conservateur Andrew Scheer n’avait pas d’activité publique, dimanche. Il a toutefois réagi la veille sur Twitter en disant trouver «bouleversant» que son adversaire politique ait dû se résoudre à revêtir une veste pare-balles.

«Des menaces de violences envers des leaders politiques n’ont pas leur place dans notre démocratie. Merci à la GRC de prendre ces menaces au sérieux et de nous protéger», a-t-il écrit.

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