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Le quotidien des candidats n’est pas de tout repos

TVA Nouvelles

Alors qu’il ne reste qu’une semaine à la campagne électorale, TVA Nouvelles est allé à la rencontre de cinq candidats, représentant cinq partis différents, dimanche. Remplie de séances de porte-à-porte, de rassemblements et de rencontres, la journée d’un candidat n’est pas de tout repos.

 

Pour Mélanie Joly, candidate libérale dans Ahuntsic-Cartierville, la course à pied est le meilleur moyen de contrer le stress durant cette campagne.

«Ce que je dois faire, c’est courir entre cinq et dix kilomètres par semaine, a-t-elle confié au cours d'une autre journée bien remplie. Je dois demeurer active, sinon je deviens trop stressée, un peu anxieuse. Tu veux donner le meilleur de toi-même, alors tu ne veux pas transmettre ton stress. Au contraire, tu veux donner de l’énergie positive.»

 

Ilario Maiolo, candidat conservateur dans Saint-Léonard-Saint-Michel, a profité de la journée pour aller à la rencontre des électeurs, alors qu’il est possible de voter par anticipation jusqu’à lundi soir. Cet avocat qui a fait carrière dans le milieu humanitaire veut changer les choses en s’impliquant en politique.

«Le but de mon parcours professionnel, c’est de changer le quotidien des gens, améliorer leur qualité de vie, dit cet avocat qui vit sa première campagne. Les travailleurs humanitaires font un travail incroyable pour alléger les souffrances. Toutefois, les solutions à long terme sont très souvent des solutions politiques.»

 

Le néo-démocrate Alexandre Boulerice, qui sollicite un nouveau mandat dans Rosemont-La Petite-Patrie, a discuté avec électeurs au parc Molson.

Même si certaines journées peuvent être particulièrement intenses, il ne cache pas qu’il aime participer à une campagne électorale.

«Toutes les semaines, j’ai eu au moins quatre débats. J’ai même eu une semaine où j’en ai eu neuf, a dit Alexandre Boulerice. C’est de la préparation. Il faut connaître son programme, il faut connaître le programme des autres. Quel est le message que l’on veut que les gens retiennent ?»

Les différents candidats préparent cette campagne depuis des mois. Ce rythme de vie s’est ainsi imposé bien avant le lancement en septembre.

 

«Les heures de sommeil sont courtes, admet Simon Marchand, candidat du Bloc québécois dans Hochelaga. Dans une journée typique, on sera debout à 6 h.»

Simon Marchand consulte la revue de presse à son réveil. Il sera ensuite à son bureau dès 7 h pour préparer la journée.

«On est en porte-à-porte ou au téléphone jusqu’à 21 h. Et de 21 h à minuit, on va faire le point et préparer le lendemain», explique Simon Marchand.

 

Dans Outremont, le candidat du Parti vert Daniel Green a cogné à plusieurs portes dimanche. Même s’il n’a pas pu voir son fils de 26 ans depuis le début de la campagne, il affirme ne rien apprécier davantage que de rencontrer les électeurs et de tenter de vendre le programme de son parti.

«Monter et descendre les escaliers, je le sens dans mes jambes de 64 ans, a-t-il dit avec le sourire. Donc, c’est aussi un défi physique rencontrer ses électeurs, mais j’adore ça.»

Ces candidats continueront de travailler sans relâche jusqu'au scrutin du lundi 21 octobre.