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La Chine pourfend Stephen Harper

Agence QMI

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La Chine s'est attaquée vigoureusement à l'ancien premier ministre Stephen Harper, lundi, à la suite d'une visite de ce dernier à Taïwan.

Le 8 octobre dernier, Stephen Harper s'est rendu à Taipei, la capitale du territoire autonome, devenant ainsi le premier ancien premier ministre canadien à se rendre sur l'île.

Il y a notamment rencontré la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, qui avait fait état de la rencontre sur son compte Twitter, partageant notamment une photo la montrant en compagnie de Stephen Harper et d'autres dignitaires.

M. Harper avait expliqué au quotidien montréalais s'être rendu à Taïwan par lui-même.

Sur son propre compte Twitter, il s'est gardé de faire allusion à sa rencontre avec la présidente, mais a souligné avoir eu une rencontre avec un membre du parti Kuomintang, Den-Yih Wi, en vue du sommet de l'union démocrate internationale qui se tiendra en décembre à Washington.

La présence de M. Harper en sol taïwanais a ulcéré la Chine, qui considère que le territoire autonome et démocratique est une province qui se trouve sous sa juridiction.

«La Chine est très insatisfaite de la visite d'un Canadien à Taïwan et en a fait part au Canada. Nous exhortons le Canada à reconnaître la sensibilité et la complexité du cas de Taïwan et à respecter le principe d'une seule Chine afin de gérer de façon appropriée les dossiers liés à Taïwan», a exprimé le ministère des Affaires étrangères de la Chine dans une déclaration envoyée au «Globe and Mail».

Les relations entre le Canada et la Chine sont déjà tendues, dans la foulée de l'arrestation de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande des États-Unis en décembre dernier.

Cette arrestation avait été suivie par les arrestations de deux Canadiens en Chine, Michael Kovrig et Michael Spavor, ainsi que par des mesures de rétorsion commerciales, notamment sur les importations de viande et de canola.