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Une chirurgie esthétique réalisée à Cuba vire au cauchemar pour une Québécoise

TVA Nouvelles

Une Québécoise qui a décidé d'aller subir une chirurgie esthétique à Cuba regrette aujourd'hui sa décision.

L'opération qui devait l'aider à mieux se sentir mieux n'a en effet été qu'une suite de complications.

En février 2018, Kim s’est rendu à Cuba pour subir deux chirurgies esthétiques: un redrapage de la poitrine avec ajout d'implants et une abdominoplastie.

La jeune femme a été attirée par le prix attractif, 7500 dollars, proposé par une agence pour les deux interventions et le séjour sur place.

Les choses ne se sont cependant pas passées comme prévu pour la Québécoise.

«Au début, on a demandé: "ça va prendre combien de temps?" Le chirurgien a dit 4 heures gros maximum. Je suis restée là 9 heures. Je suis ressortie de là enflée», raconte-t-elle en entrevue à TVA Nouvelles.

Au terme des deux semaines prévues pour le séjour, la patiente ne voulait plus partir, car elle avait constaté une infection sous son sein droit.

«J’ai dit: "Je reste, charge-moi comme tu veux, il y a quelque chose qui ne se passe pas bien"», explique-t-elle.

 

Elle est finalement rentrée au Québec où les complications ont continué.

Après plusieurs semaines, un chirurgien plastique a accepté de la prendre en charge pour réparer les dommages.

Le docteur Jean-Pierre Daigle critique les façons de faire de la clinique cubaine.

«C'est un peu cowboy de faire ça et de ne pas être capable de suivre la patiente plus que 10 jours», indique-t-il.

Le Collège des médecins ne recommande d’ailleurs pas aux patients du Québec d'aller se faire traiter à l'étranger.

L'agence avec qui Kim a fait affaire n'était pas en mesure de nous accorder une entrevue lundi.

Elle précise cependant envoyer en moyenne de 12 à 14 Québécois par mois pour des interventions médicales à l'étranger.