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Compost: succès inespéré pour des entrepreneures de Québec

Geneviève Paradis | TVANouvelles.ca

Deux entrepreneures de la région de Québec ont littéralement frappé le gros lot avec un produit qui pourrait révolutionner notre façon de composter, et par le fait même réduire la quantité de déchets.

Elizabeth Coulombe et Valérie Laliberté ont lancé leur produit Tero sur le site de financement participatif Kickstarter, mardi, avec une réponse inespérée.

En moins de 5 minutes, elles ont amassé 500 000 $. La somme atteignait presque le million de dollars en fin de soirée mardi.

«On capotait! a déclaré Mme Laliberté, cofondatrice et chef de produits de Tero, en entrevue avec TVANouvelles.ca . On ne s’attendait vraiment pas à ce que ça monte aussi vite.»

«On avait un objectif de 70 000 $ , renchérit Mme Coulombe, elle aussi cofondatrice et présidente de Tero. Nous, on s’est dit que si on l’atteignait dans la journée, on allait vraiment être contentes.»

Tero est un tout petit appareil électroménager qui prend peu d’espace sur un comptoir.

En moins de trois heures, il est capable de réduire de 90% le volume des déchets de table, et les transforme en fine poudre qui ressemble au thé.

Il fonctionne grâce à une technologie de broyage et de séchage sans odeur. Il serait le seul produit au monde qui est aussi performant et rapide.

«On avait remarqué qu’en Corée, les gens doivent payer pour le poids de leurs déchets, soutient Valérie Laliberté. Donc là-bas, ça existe des déshydrateurs, mais il n’y a pas de produit qui le fait de façon aussi efficace que nous.»

Au Québec, une partie de la réduction des matières résiduelles passe par le compostage.

Montréal, à l’instar de 23 autres villes dans le monde, a signé la déclaration « avancer vers le zéro déchet». La Ville veut ainsi réduire de moitié les déchets envoyés à l’enfouissement ou à l’incinération.

La Ville de Gatineau s’est aussi engagée à réduire sa quantité de déchets par citoyen en imposant un maximum de 120 litres de déchets par adresse aux deux semaines.

À l’heure où la réduction des déchets est devenue une réelle préoccupation pour les municipalités, ce type d’appareil pourrait représenter une solution pour bien des gens.

«On a rencontré des centaines de citoyens et on s’est rendu compte qu’on n’était vraiment pas toutes seules là-dedans et que les gens souhaitent faire leur part, indique Mme Laliberté. Ils se sentent impuissants de ne pas avoir de solution de compostage.»