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Ils ont joué dans des «Contes pour tous»

Yan Lauzon | Agence QMI

Série de films jeunesse produits par Rock Demers et qui ont connu leur heure de gloire durant les années 1980, les «Contes pour tous» ont offert une belle visibilité à des visages aujourd'hui bien connus. En voici quelques-uns.   

Mahée Paiement    

  

Photo courtoisie

  

Elle n'était pas encore adolescente que Mahée Paiement a eu droit à son baptême au cinéma, dans un rôle principal de surcroît. C'est accompagnée d'une mouffette qu'elle a été découverte par une horde de cinéphiles lors de la sortie du film «Bach et Bottine», une réalisation d'André Melançon, en 1986. Avec son animal de compagnie, elle en a fait voir de toutes les couleurs à Raymond Legault, qui joue un parent éloigné devant l'accueillir chez lui alors qu'il ne dispose pas de l'expérience requise pour cohabiter avec une fille au sourire moqueur et à l'attitude déterminée. Une fois le long métrage vu, impossible d'oublier ce visage taquin.    

Marina Orsini
  

Photo d’archives

  

  

Pour un vaste public, Marina Orsini restera avec raison la Suzie Lambert de la franchise «Lance et compte» et Émilie Bordeleau de l'épopée «Les filles de Caleb». Mais chez ceux et celles qui étaient encore tout jeunes durant les années 1980, elle est encore Julie, la femme rayonnante de la comédie «La grenouille et la baleine», aux côtés de Fanny Lauzier et sous la direction de Jean-Claude Lord. Peu de temps après être débarquée sur la Côte-Nord en compagnie de son amoureux, elle se lie d'amitié avec Daphné, une fille de 11 ans passionnée par les dauphins et les baleines. Comme bien des cinéphiles, elle sera émue par cette rencontre.    

Fanny Lauzier    

  

LA GRENOUILLE ET LA BALEINE

Photo Courtoisie

  

En quelques années seulement, Fanny Lauzier a conquis le cœur de nombreux enfants grâce à deux rôles jeunesse marquants des «Contes pour tous». Tous se souviennent d'elle en raison de sa bonne humeur contagieuse, dans l'eau comme sur la terre, pour le film «La grenouille et la baleine» (1987). Sa naïveté et son naturel désarmant ont fait d'elle une vedette instantanée. Elle est ensuite devenue la tête d'affiche de «Bye Bye Chaperon rouge», nouvelle version du célèbre conte de Charles Perrault dans laquelle elle s'égare en pleine forêt, alors qu'elle veut se rendre chez sa grand-mère. Évidemment, un loup rôde dans les parages...    

Vincent Bolduc    

  

Contes pour tous

Photo Courtoisie

  

Avec sa sympathique bouille et sa vive énergie, la comédien Vincent Bolduc a enchaîné les projets divers au cours des années 1990. Parmi eux, les films «Pas de répit pour Mélanie» (1990) et «Tirelire Combines & Cie» (1992), tous deux tournés par Jean Beaudry. Dans le premier, il est Martin-Pierre, un garçon qui voit Mélanie et Florence jouer les détectives afin de trouver qui a volé les biens et le cochonnet d'une vieille dame. Pour le second, il donne vie à Benoit, un garçon qui se charge de faire rayonner une compagnie de tâches multiples dont les profits aboutissent dans les poches de Charles (joué par Pierre-Luc Brillant).    

Pierre-Luc Brillant    

  

Pierre-Luc Brillant

JMTL

  

C'est en 1992 que Pierre-Luc Brillant a fait ses premiers pas au cinéma, dans deux œuvres résolument différents: le drame psychologique «La fenêtre» de Monique Champagne et la comédie «Tirelire Combines & Cie» appartenant aux «Contes pour tous». Le temps de cette dernière, il a partagé le haut de l'affiche avec Vincent Bolduc. Du haut de ses 12 ans, son personnage de Charles a un don pour les affaires, récoltant de l'argent en s'assurant que les enfants plus jeunes que lui effectuent les corvées demandées par les gens du quartier. Un peu plus tard, l'acteur a aussi navigué dans les eaux du cinéma jeunesse pour «Matusalem: le dernier des Beauchesne» de Roger Cantin.    

Xavier Dolan    

  

AFP

  

Avant de devenir l'acclamé cinéaste que l'on connaît, Xavier Dolan s'est retrouvé devant la caméra pour d'autres réalisateurs. Enfant, il avait déjà le profil de l'emploi. Après quelques rôles défendus à la fin des années 1990, il a prêté ses traits à Michaël, un garçon jouant à la guerre dans une cabane en bois pour le tournage de «La forteresse suspendue» (2001), imitant du même coup des acteurs comme Roxane Gaudette-Loiseau et Charli Arcouette-Martineau. Dérivé du classique «La guerre des tuques», le long métrage s'intéresse à la progéniture de ceux qui se sont amusés dans la neige en 1984, La distribution peut aussi compter sur la présence de Patrick Labbé.    

Macha Grenon    

  

Photo Courtoisie

  

Les adultes connaissaient déjà bien Macha Grenon au début des années 2000 grâce à son personnage de Stéphanie Rousseau, vedette de la série de Réjean Tremblay et Fabienne Larouche «Scoop». Sa chimie avec Roy Dupuis dans les bureaux du quotidien «L'Express» était évidente. Or, plusieurs jeunes téléspectateurs l'ont plutôt découverte en regardant l'aventure «Daniel et les Superdogs». Réalisation d'André Melançon, cette coproduction de 2005 entre le Canada et la Grande-Bretagne suit un garçon peiné par sa situation familiale qui profite de l'aide de ses amis pour entraîner son chien au concours des Superdogs. Mais pour parvenir à ses fins, il devra négocier avec une fillette prénommée Avril.