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«Je n’irai pas mettre un milliard $ là-dedans», dit Pierre Fitzgibbon

Francis Halin | Journal de Montréal

Simon Clark

Le ministre de l’Économie du gouvernement Legault prévient le promoteur du projet GNL Québec : il ne sortira pas son chéquier pour les projets Gazoduq et Énergie Saguenay.

«Je n’irai pas mettre un milliard $ là-dedans», a prévenu au Journal le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, en marge d’une tournée de consultation des régions pour l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques (PECC), mardi.

Plus tôt aujourd’hui, une quarantaine d’économistes ont publié une lettre ouverte pointant du doigt les projets Gazoduq et Énergie Saguenay qui feraient selon eux bondir les émissions de gaz à effets de serre (GES) et viendraient nuire à la situation de l’emploi déjà fragilisée par la pénurie de main-d’œuvre.

Trop de questions

Or, même s’il pense que le projet du promoteur GNL Québec peut être bon pour l’économie, trop de questions restent encore en suspend pour l’appuyer sans condition, a indiqué le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, mardi midi.

«Où va aller ce gaz naturel-là liquéfié ? S’il n’y a pas de marché pour le gaz naturel, il n’y a pas de projet», a résumé le ministre.

D’après lui, le projet, qui devrait coûter 8 ou 9 milliards $, peut être intéressant s’il vient appuyer la transition énergétique dans certains coins du Québec, mais il faut d’abord savoir à quels besoins énergétiques il répondra vraiment.

Par exemple, si l’énergie produite sert à remplacer le charbon dans un pays comme la Russie, il peut devenir intéressant, mais s’il vient nuire aux efforts du Québec en matière de lutte gaz à effet de serre (GES) en prenant la place de l’énergie verte... sa pertinence est discutable.

«Si ce gaz-là va remplacer l’hydroélectricité, ça n’a pas de bons sens», conclut Pierre Fitzgibbon.

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