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Laisser dormir les ados, pour leur santé

Andrée Ducharme | Agence QMI

Les élèves du Collège Charles-Lemoyne, à Ville Sainte-Catherine, ont gagné plus d'une heure de sommeil avec la rentrée. Après des années de réflexion, la direction a décidé de retarder le début des classes à 8h30.

«L'an passé, j'arrivais le matin et j'étais fatigué, je dormais dans l'autobus, affirme un des élèves de l’établissement. Maintenant, j'arrive le matin, je suis super en forme, je suis super concentré pour mes cours et ça m'arrange beaucoup plus.»

Les adolescents ont besoin d'au moins huit heures de sommeil, mais ils sont très nombreux à se priver de ce minimum.

«Les jeunes sont devenus la population la plus somnolente et qui, malheureusement, considère le sommeil comme quelque chose de superflu», affirme la professeure en psychologie de l’Université de Montréal, Julie Carrier.

En retardant le début des classes, les écoles peuvent aider les jeunes à mieux dormir et même à améliorer leurs notes.

«Les jeunes, on le voit, sont plus éveillés, sont plus motivés le matin, et on a vraiment l'impression que ça va avoir un impact positif sur les résultats des gens», confirme le directeur général du Collège Charles-Lemoyne, David Bowles.

Selon une étude menée par le Département de biologie de l’Université de Washington, les notes d’élèves de Seattle ont augmenté de 4,5% lorsque le district a repoussé le début des classes.

Une bonne nouvelle pour la Dre Julie Carrier, mais il faut également que les jeunes mettent fin aux mauvaises habitudes.

«L'utilisation des nouvelles technologies, la lumière des appareils électroniques, mais aussi l'excitation associée aux appareils électroniques», énumère la spécialiste. Bien dormir est aussi important pour la santé que bien manger et faire de l'exercice.