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«Maléfique: Maîtresse du mal» bien moins enchanteur que le premier

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Dans «Maléfique: Maîtresse du mal», Angelina Jolie et Elle Fanning reprennent, avec moins de magie, leurs personnages du premier volet.

L’émerveillement ressenti devant le «Maléfique» de 2014 est absent. Cinq ans plus tard, ce dérivé de «La Belle au bois dormant» a des allures d’appât du gain et c’est bien dommage.

Maléfique (Angelina Jolie), héroïne unique dans l’univers de Walt Disney, se prêtait pourtant merveilleusement bien à une relecture plus contemporaine du célèbre conte de fées «La Belle au bois dormant». Malheureusement, en voulant réitérer le succès financier du premier volet – pas moins de 758,5 millions $ US à l’international –, les studios de Mickey Mouse se fourvoient et suppriment toute magie.

Aurore (Elle Fanning) est désormais reine des Landes. Lorsque le prince Phillip (Harris Dickinson) lui propose de l’épouser, elle accepte, rêvant ainsi d’unir les deux royaumes, c'est-à-dire le sien et celui des humains. Mais c’est sans compter sur la méchanceté de la reine Ingrith (Michelle Pfeiffer), mère de Phillip, qui ne souhaite rien d’autre que de rallumer la guerre entre les deux espèces. Maléfique se retrouvera parmi les Fées noires et grâce à Conall (Chiwetel Ejiofor), elle réalisera quel est son destin.

Dès le début, «Maléfique: Maîtresse du mal» semble bancal, conçu principalement pour mettre de l'avant une kyrielle d’effets spéciaux qui ne parviennent jamais à nous faire oublier les nombreuses incohérences du scénario. Devant les caméras du réalisateur Joachim Rønning, le scénario de Linda Woolverton, Noah Harpster et Micah Fitzerman-Blue prend des allures de film d’aventures, à mi-chemin entre «Le Hobbit» (pour le visuel et la longueur) et un roman-savon (pour les intrigues de palais incroyables).

Le maquillage et les costumes confèrent désormais à Angelina Jolie un air de personnage de dessin animé, à mi-chemin entre Cruella et Jessica Rabbit. Michelle Pfeiffer ne parvient pas à s'en tirer dans le rôle de méchante reine que l’hystérie rend ridicule. Même Elle Fanning ne semble pas croire totalement à son Aurore pétrie de bonnes intentions. Quant aux créatures imaginaires dont elle est la souveraine, elles sont nettement moins réussies que celles de 2014... un comble pour un conte de fées, visiblement destiné aux familles en quête d'un divertissement plus que léger!

Note: 2,5 sur 5