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L’industrie du taxi entreprend des procédures judiciaires

Agence QMI et TVA Nouvelles

 - Agence QMI

L’industrie du taxi a décidé de réactiver trois actions collectives qui avaient été lancées contre le gouvernement dans le but de récupérer 1,5 milliard $ en perte de revenus.

Ces actions collectives sont lancées au nom des 8000 propriétaires de permis de taxi, ainsi que des 13 000 chauffeurs de taxi du Québec. Elles font suite de l’adoption de la Loi 17 sur le transport rémunéré de personne, jeudi dernier.

L’annonce a été faite mardi matin en présence de plusieurs représentants de l’industrie du taxi qui ont également fait le point sur les recours collectifs en cours. Deux des trois actions collectives ont déjà été approuvées.

«Nous avons pris acte de la tentative ratée du gouvernement de mettre fin aux recours collectifs en déposant un amendement en ce sens, mardi dernier, finalement retiré le lendemain. Il est de notre devoir de vous informer de la suite des procédures actuelles et à venir», a déclaré Me Marc-Antoine Cloutier, avocat associé et président de Trivium avocats.

«Il y a 22 000 familles, majoritairement immigrantes, à qui on vient enlever un patrimoine extrêmement important. Le coût social est immense pour elles», a-t-il soutenu.

Rappelons que la loi prévoit l'abolition des permis de taxi, généralement acquis à grands frais par les chauffeurs ou les entreprises, permettant ainsi à d’autres services de transport comme Uber d'offrir leurs services. Le prix des permis fluctuait entre 50 000 et 220 000 $.

«C’est inhumain, ce que fait le gouvernement. Au moins, on a le recours collectif. C’est notre seule planche de salut», a témoigné un chauffeur de taxi rencontré par TVA Nouvelles.

Près de 22 000 chauffeurs ont vu la valeur de leur permis de taxi chuter. En guise de compensation, Québec proposait de verser plus de 800 millions $ aux détenteurs de permis sur cinq à six ans pour compenser cette perte de valeur.