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Une note de C pour le Québec, selon le patronat

Agence QMI

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accorde à peine la note de passage au Québec en matière de performance économique alors que la province paie le prix d’une intégration déficiente des immigrants, de son haut taux de décrochage et sa dette importante.

Le CPQ a dévoilé mardi son «Bulletin de la prospérité du Québec 2019» dans laquelle la province récolte une note de C. Il s’agit d’une analyse publiée tous les deux ans.

Malgré de bonnes notes pour certains des 21 indicateurs disséqués dans cette analyse, le Québec fait moins bonne figure dans une plus grande proportion, indique son auteure, la vice-présidente du CPQ, Norma Kozhaya.

«On peut penser au taux de décrochage qui est plus élevé que dans d’autres provinces, mais aussi à notre niveau de dette publique qui est plus élevé, malgré une amélioration», a-t-elle dit.

Selon Norma Kozhaya, le Québec doit d’abord travailler à améliorer sa productivité. «En parlant de vieillissement de la main-d’œuvre, si on a moins de travailleurs disponibles, il faudra être plus productifs pour espérer produire autant et rester compétitif sur la scène internationale», a-t-elle expliqué.

Des améliorations pourraient aussi être apportées pour mieux intégrer les immigrants au marché de l’emploi, a indiqué le président et chef de la direction du CPQ, Yves-Thomas Dorval.

«On fait face à un problème de rareté de main d’œuvre, on a besoin des immigrants, mais il faut les intégrer le plus rapidement possible et c’est la responsabilité de toute la société, pas seulement du gouvernement», a-t-il dit.

Dans d’autres domaines, la province se maintient au-dessus de la moyenne des autres provinces et pays étudiés. C’est notamment le cas en termes du pourcentage de la population qui possède un diplôme postsecondaire et en ce qui a trait au coût d’exploitation des entreprises.

«Il y a des éléments sur lesquels on a des forces et on peut les utiliser pour attirer des investissements étrangers, mais le gouvernement doit apporter des mesures pour contribuer à améliorer les points faibles», a fait valoir M. Dorval.

Signe que les changements climatiques inquiètent de plus en plus le patronat au Québec, le CPQ souligne qu’il sera important d’évaluer de nouveaux indicateurs à l’avenir, dont la performance du Québec en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le CPQ représente quelque 70 000 employeurs issus des secteurs privés et parapublics, répartis dans une centaine d’associations sectorielles.