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Forcé de déménager pour recevoir ses traitements d’hémodialyse

  Fabienne Tercaefs | TVA Nouvelles

Le centre satellite d’hémodialyse à l’hôpital de Rivière-du-Loup a été mis en place il y a moins d’un an.

Aujourd’hui, une famille déplore que le service ne réponde pas aux besoins de tous les patients. Un Louperivois doit tout de même recevoir ses traitements à Rimouski.

Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, quatre personnes font leur dialyse à Rimouski et sont sur liste d’attente pour être transférées à Rivière-du-Loup. L’unité satellite est ouverte trois jours par semaine et peut accueillir un maximum de 12 personnes.

Parmi les patients concernés, Laval Lévesque. L’homme de 69 ans et est né avec un seul rein. Depuis deux ans, son organe fonctionne à 50%.

Le 26 août dernier, il a été retrouvé inanimé dans sa chambre à Rivière-du-Loup. Verdict des médecins: il devra désormais subir des dialyses trois fois par semaine pour le reste de sa vie.

Or, l’unité d’hémodialyse de Rivière-du-Loup est complète. « Ils disent qu’il n’y a pas de place et ils ne veulent pas m’accepter. Je suis obligé de rester ici à Rimouski», confirme l’homme. « Il ne devrait pas y avoir d’attente pour l’hémodialyse en réalité parce que s’ils arrêtent une semaine c’est la mort», ajoute son frère Laurier Lévesque.

Le trajet et la dialyse sont épuisants et Laval Lévesque a dû accepter à contrecoeur de déménager: «Je suis loin de ma famille, puis je m’ennuie, je ne suis pas bien. » Difficile pour une personne dont tous les proches sont à Rivière-du-Loup.

«On ne peut pas aller là tous les jours ou toutes les semaines», explique son frère. Quant à sa belle-soeur, Joanne Lemieux, elle estime qu’il pourrait y avoir d’autres solutions.

«Pourquoi le CISSS n’assumerait pas le  transport? Dire à ces gens-là, vous vous rendez ici au centre hospitalier de Rivière-du-Loup, (...) vous êtes cinq personnes, vous prenez notre transport adapté, on vous amène à Rimouski et on vous ramène à Rivière-du-Loup. »

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent est conscient du problème. «C’est sur quoi on travaille déjà depuis quelques mois effectivement dans l’espoir qu’on puisse élargir l’offre de service et faire en sorte que les gens qui sont en attente pour être rapatriés à Rivière-du-Loup puissent l’être et être hémodialysés en proximité», confirme le directeur des Services professionnels au CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Le député Denis Tardif a demandé au CISSS la possibilité d’ajouter un quart de travail à Rivière-du-Loup pour accueillir plus de patients.