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Fraude alimentaire: Québec se veut rassurant quant à la qualité des produits d’ici

Agence QMI

Québec tient à rassurer la population sur la qualité des poissons pêchés dans nos eaux au moment où une enquête révèle que plus d’une espèce sur trois vendues dans les épiceries et restaurants de Montréal était carrément une autre que celle affichée.

Au total, c’est 61 % des échantillons prélevés dans 18 épiceries et 33 restaurants de Montréal qui étaient mal identifiés, a révélé l’organisme Oceana Canada.

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Selon le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, ce problème concerne principalement les poissons pêchés à l’étranger et importés au Canada.

«Tout ce qui est pêché dans les eaux canadiennes, tout ce qui porte un sigle "produit du Québec", les produits qui viennent d’ici, qui sont produits selon nos normes, on peut avoir confiance en ce qu’on achète», a-t-il expliqué en mêlée de presse mercredi.

Il donne en exemple le homard pêché en Gaspésie où chaque spécimen porte une attache qui permet d’avoir des renseignements sur l’endroit où il a été pêché.

C’est à l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui relève du gouvernement fédéral, de renforcer ses vérifications, a dit André Lamontagne.

«On a intérêt à pousser auprès de l’Agence pour que des gestes concrets soient posés», a-t-il affirmé en ajoutant que «pas grand-chose» n’avait été fait ces dernières années en ce sens.

«On a des normes très sévères [au Québec]. L’important, c’est que, quand les produits rentrent, il faut s’assurer de leur qualité», a aussi déclaré André Lamontagne.

En campagne électorale, tant les libéraux que les néo-démocrates et les conservateurs promettent de s’attaquer à la fraude alimentaire. Plus précisément, les partis de Justin Trudeau et Jagmeet Singh parlent d’instaurer un système de traçabilité, comme le réclame Oceana Canada.

En 2013, une enquête du «Journal de Montréal» et du «Journal de Québec» avait conclu que presque la moitié du poisson acheté par le consommateur québécois n’est pas celui qu’on croit. Pas moins de 79 des 167 échantillons de poissons achetés au restaurant ou en poissonnerie par «Le Journal» n’étaient pas la variété affichée, après vérification, soit 47 % d’erreurs.