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Pas de 737 MAX de Boeing pour Air Canada d’ici le 14 février

Agence QMI

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Air Canada sera privée de ses 24 appareils 737 MAX de Boeing jusqu’au 14 février prochain, au minimum.

«Nous prenons cette mesure prudente en raison de l'incertitude réglementaire persistante quant au moment où cet appareil sera remis en service», a déclaré Lucie Guillemette, vice-présidente générale et chef des Affaires commerciales d'Air Canada, par communiqué, mercredi.

«La prolongation du retrait nous procure de la prévisibilité dans l'établissement de l'horaire tout au long de la première phase de mise en œuvre de notre nouveau système de réservations ainsi que la stabilité requise tandis que nous préparons la deuxième phase du déploiement de ce système, à savoir son activation dans l'environnement aéroportuaire», a-t-elle poursuivi.

La compagnie aérienne a précisé qu’elle avait notamment loué deux gros appareils supplémentaires jusqu’à la relâche de mars pour répondre à la demande des voyageurs.

Tous les avions 737 MAX de Boeing sont cloués au sol au Canada depuis le 13 mars dernier à la suite d'une directive de sécurité de Transports Canada. Une interdiction de vol pour ces appareils est en vigueur ailleurs dans le monde depuis la même époque. Elle a été nécessaire à la suite de l’écrasement d’un 737 MAX d’Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts le 10 mars dernier.

Des enquêtes dans plusieurs pays sont en cours concernant ce modèle d’avion qui avait été impliqué dans une autre tragédie, celle de Lion Air en octobre 2018 dans la mer de Java.

Avant le retour en service de son avion, le constructeur Boeing doit procéder aux changements exigés par les autorités américaines de l’aviation, notamment concernant des logiciels de navigation. Des vols d’essai seront nécessaires avant que ce modèle puisse reprendre du service.

Des compagnies aériennes américaines comme American Airlines ont mentionné qu’elles comptent pouvoir avoir recours à ces aéronefs dès le début de l’année prochaine, mais le dernier mot reviendra aux autorités des États-Unis.