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Un hockeyeur plaide coupable de voie de fait simple

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

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Paul - stock.adobe.com

Un joueur de hockey amateur de la Côte-Nord a plaidé coupable de voie de fait simple, mardi, pour avoir asséné un sauvage coup de poing au visage d’un arbitre lors d’un tournoi en mars.

Nicolas Cyr s’était rendu au poste de police, au surlendemain de la partie de hockey durant laquelle il a perdu les pédales, le 16 mars dernier, à Havre-Saint-Pierre.

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec l’avaient relâché sous promesse de comparaître après l’avoir rencontré.

Puis, en avril, l’homme de 45 ans qui disait regretter son comportement avait plaidé non coupable de voies de fait ayant causé des lésions corporelles.

Il a finalement plaidé coupable de voie de fait simple, mardi.

L’évènement qui avait fait les manchettes du Québec s’était produit durant un tournoi amateur pour adultes à l’aréna Denis-Perron. L’enjeu pour l’équipe gagnante était de 1700 $.

Vidéo choquante

Une vidéo choquante d’une trentaine de secondes avait rapidement été diffusée sur les réseaux sociaux, après ce qui s’est avéré être la dernière partie de la compétition, tant pour Cyr que pour sa victime.

On y voyait un joueur de hockey amateur invectiver un arbitre.

À un moment, la droite du joueur ne donne aucune chance à l’officiel Philippe Paradis. Ce dernier ne semblait vraisemblablement pas s’y attendre, tombant instantanément K.-O.

Il s’est ensuivi pour le jeune père de famille de 33 ans une grave commotion cérébrale, chamboulant sa vie et le forçant à accrocher son sifflet.

Sept mois après cette attaque, l’ex-arbitre de la Mauricie confiait au Journal ne pas avoir complètement réintégré le travail, effectuant toujours un retour progressif.

Il a préféré ne pas commenter le plaidoyer de culpabilité de son assaillant, désirant mettre cette histoire derrière lui. Il ne précise pas pour l’instant s’il portera un jour la cause au civil.

Le président du tournoi, Bill Cyr, n’a pas non plus voulu commenter l’affaire. Il a cependant réitéré que l’accusé était définitivement banni de son évènement.

Cyr, qui affirme avoir reçu comme peine de maintenir la paix et de ne pas avoir de contact avec sa victime, dit pour sa part toujours regretter son geste, qui lui laisse un amer souvenir.

«Ça n’arrivera plus jamais», assure celui qui aimerait rechausser les patins.

- avec Jérémy Bernier, Le Journal de Québec

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