/regional/estduquebec/basstlaurent

Frappée à la tête juste avant de mourir

Stéphanie Gendron | Journal de Montréal

L’entrée du CHSLD des Chauffailles, où est survenu l’incident le 17 janvier dernier.

Agence QMI

L’entrée du CHSLD des Chauffailles, où est survenu l’incident le 17 janvier dernier.

Une dame âgée en fin de vie dans un CHSLD de Rivière-du-Loup est décédée moins d’une heure après avoir été frappée à la tête par une autre résidente. La coroner conclut toutefois que l’agression n’a pas contribué à son décès.  

Ozélina Dionne, 106 ans, était mourante le 17 janvier dernier lorsqu’une dame lui a asséné un coup à la tête à l’aide d’un objet contondant, probablement une statuette.   

Cette autre résidente du CHSLD des Chauffailles de Rivière-du-Loup, atteinte d’un trouble neurocognitif majeur, l’a frappée vers 20h20 le 17 janvier 2019. Mme Dionne est décédée à 21h15 le même soir.  

Plusieurs examens ont permis de conclure qu’elle n’est pas décédée à cause de l’agression. Le pathologiste qui a réalisé l’autopsie le 21 janvier a bel et bien noté une lacération au front, mais qui n’avait pas causé de lésion interne.  

Il a plutôt observé une pneumonie et une maladie des artères du cœur qualifiée de modérée à sévère.  

«Un taco avait été fait le 19 janvier, qui ne démontrait pas non plus de lésions traumatiques internes de la tête et de la colonne cervicale, malgré le coup qui avait été porté à la tête», écrit la coroner Renée Roussel dans son rapport.   

Elle conclut que Mme Dionne se trouvait déjà à l’article de la mort lorsqu’est survenu le malheureux accident, qui n’a donc pas contribué à son décès.   

«La résidente qui a posé le geste sur Mme Dionne a néanmoins été relocalisée et ne vit plus au Centre d’hébergement et de soins prolongés des Chauffailles», précise-t-elle également, avant de conclure qu’il s’agit d’une mort naturelle.

La Sûreté du Québec, qui avait ouvert une enquête à la suite des événements, a confirmé que le dossier était clos.  

Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, il s'agissait d'un accident malheureux qui n'était pas prévisible. La coroner n'a d'ailleurs pas émis de recommandations à l'égard du CISSS. «Tout de même, il y a un suivi plus serré des résidents avec des troubles cognitifs pour s'assurer qu'ils sont toujours dans le milieu de vie qui correspond le mieux à leur condition», a indiqué Ariane Doucet-Michaud, conseillère cadre aux communications au CISSS.