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Le don d'organes: «Il faut en parler et il faut signer»

TVA Nouvelles

La Journée du don d’organes, ce jeudi, a permis de rappeler l’importance d’apposer et de signer l’autocollant au dos de sa carte d'assurance maladie. Cependant, ce simple geste n’est pas nécessairement suffisant.

Deux médecins spécialistes du CHU Ste-Justine insistent qu’il faut aussi en parler et en aviser ses proches, spécialement lorsqu’il est question du don d’organes chez les enfants.

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«C’est une discussion qui devrait avoir lieu en famille avant qu’il y ait un accident, affirme Dre Nancy Poirier, chirurgienne cardiaque au CHU Ste-Justine. Un enfant n’est pas censé mourir avant ses parents, c’est horrible, mais en même temps, le don d’organes permet à l’enfant de vivre à travers 8, 10 autres enfants.»

La Journée du don d’organes est l’occasion pour Dre Poirier d’aborder ce délicat sujet. Elle affirme qu’il a toujours trop peu de donneurs en bas âge. En 2017, seulement cinq donneurs étaient âgés de moins de 18 ans. L’année dernière, il y en a eu sept.

De son côté, la cardiologue Marie-Josée Raboisson souhaite que la population se sente davantage interpellée par la question, et non seulement lorsqu’un proche doit recevoir une greffe.

«Je pense qu’il faut sortir de cette image que c’est un tout petit groupe de personnes à qui ça va s’adresser, qu’il ne faut pas en parler. Au contraire, la greffe cardiaque, la greffe d’organes, et c’est encore plus vrai pour les programmes pour adultes, ça s’adresse à énormément de gens même plus âgés à qui on peut acheter 10, 15 ans.

Elle persiste. «Il faut y réfléchir, il faut s’informer, il faut en parler et il faut signer!»

Voyez l’entrevue complète accordée à Julie Marcoux dans la vidéo ci-dessus.