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L’avance conservatrice dans la Capitale-Nationale tient bon malgré la montée du Bloc

Émilie Bergeron | Agence QMI

La longueur d’avance des conservateurs dans les intentions de vote pour la région de la Capitale-Nationale s’amenuise, mais ceux-ci restent malgré tout en tête.

Le sondage Léger-TVA publié jeudi accorde 32 % d’appui aux troupes d’Andrew Scheer dans la région de la Capitale-Nationale et dans Chaudières-Appalaches. Les bloquistes les suivent, avec 26 %. Les libéraux arrivent au troisième rang avec seulement 18 %.

Aux yeux de François Rocher, politologue de l’Université d’Ottawa, la variante Maxime Bernier pourrait venir donner du fil à retordre aux conservateurs. Le député sortant de la Beauce et chef du Parti populaire du Canada cumule 6 % d’intentions de vote dans cette région.

«C’est quand même important. Si les gens ne changent pas d’idée d’ici le 21 octobre, c’est Maxime Bernier qui va faire mal aux conservateurs», a analysé M. Rocher.

Le professeur note que le facteur Bernier pourrait donner lieu à des courses à trois dans certaines circonscriptions.

«Ça pourrait permettre à des libéraux ou à des bloquistes de passer», a-t-il observé.

Le sondeur Jean-Marc Léger signale aussi que de chaudes luttes sont pressenties. «Il y a des comtés où ça risque d’être serré, comme celui de Québec et celui de Beauport», a-t-il notamment donné en exemple, sur les ondes de TVA.

Le sondage dévoilé jeudi, mené auprès de 3003 électeurs québécois, place les bloquistes au coude-à-coude avec les libéraux de Justin Trudeau dans l’ensemble de la province.

Le Bloc québécois est la formation qui attire le plus de sympathisants caquistes, 39 % de ceux-ci disant vouloir donner leur vote aux troupes d’Yves-François Blanchet. Chez les conservateurs, cette proportion n’est que de 22 %.

Or, l’équipe de M. Scheer a pourtant multiplié les courbettes pour tendre la main à ces électeurs, en promettant notamment de mettre en place une déclaration de revenus unique pour le Québec.

M. Blanchet croit que les Québécois nationalistes doutent de la sincérité des conservateurs à réellement répondre à leurs préoccupations.

«Je respecte la volonté des conservateurs de s’approcher des Québécois, mais je pense que la crédibilité de l’exercice finit par être limitée», a commenté le chef bloquiste en entrevue avec l’Agence QMI.

Quoi qu’il en soit, M. Rocher estime que les troupes de M. Scheer sont loin d’être en mauvaise posture dans la région de la Capitale-Nationale.

«Ils devancent quand même de six points le Bloc québécois», a conclu le politologue.